L’esprit d’entreprise

Ici, avec un peu de courage et beaucoup de folie en tête, tu peux tout faire. C’est une des raisons pour laquelle la Terra Americana attire tant de jeunes. Si vous n’êtes jamais passés par les circonvolutions et interdits sans parler des dossiers perdus qui jalonnent la moindre entreprise dans l’hexagone, vous aurez du mal à comprendre.

Ici, tu peux presque tout faire. Tu peux ouvrir un restaurant, te lancer dans l’édition, et non seulement dans l’édition mais aussi, ce qui va de pair, dans la publicité. Tu peux ouvrir une salle de dance, un magasin de frivolités. Tu peux devenir du jour au lendemain agent littéraire, ou chasseur de têtes. Pour devenir concertiste, ce sera plus difficile si tu n’as pas un certain talent. Mais tu peux vendre des pianos ou des flutes tout en restant chez toi. Plus modestement, tu peux aussi garder des enfants dans ta petite maison, toujours tout en restant chez toi. Ou bien, comme cette mère de 4 enfants qui n’arrivait jamais à boucler ses fins de mois, tu peux  te lancer dans la confection de rideaux, ou costumes de Halloween, ou bouquets de mariage. D’autres deviennent coiffeurs à domicile. D’autres font les courses pour les personnes âgées ou handicapées. Cette petite entreprise  assure la distribution de sandwiches et salades dans les entreprises qui ne possèdent pas leur propre cafeteria. La liste n’est pas exhaustive, il suffit d‘avoir de l‘imagination, et de l‘ardeur.

Pour l‘histoire des sandwiches, il faut tout de même savoir que non, tu ne pourras rien faire en “food business” si tu n’as pas d’abord obtenu ton diplôme certifiant que tu as bien les capacités requises. Et dans “qualités requises” n’entend pas seulement tes talents de cuisinière ou de chef ; ça, on s’en fout, après tout  on est dans le pays des hamburgers. Aux yeux de l’administration américaine, que tu saches ou non tourner un beurre blanc, n’est pas l’essentiel pour ouvrir un restaurant. L’essentiel, c’est connaitre les raffinements de la lutte contre les germes, microbes et autres bestiaux  qui peuvent nuire à la sante publique. Tu passeras donc un examen pour obtenir ton diplôme de ”food manager ** . Il se passe dans les locaux du Health Department local, après une série de cours, variants en nombres selon chaque etat, portant sur ce qu’il convient de faire ou ne pas faire pour la salubrité publique. En plusieurs séances de une à trois heures, tu apprendras tout ce qu’il faut savoir sur les températures maxima et minima des aliments, la propreté et le maintien des réserves sèches, réfrigérateurs et congélateurs, la procédure correcte du  nettoyage de la vaisselle et batterie de cuisine, les équipements exigés dans la cuisine et la salle de restaurant ; la nature des sols et des murs et jusqu‘aux vêtements du personnel : surtout, ne pas oublier le filet qui garde les cheveux où ils doivent être et non dans la soupe ; ni les chaussures “lavables” ainsi que les bas et chaussettes obligatoires, cachez ces jambes que je ne saurais voir !

Tout ce préambule pour vous amener à Lyon : vous me direz : “Que se passe-t-il à Lyon ?“

Et bien, à Lyon, deux jeunes français n’ont pas eu peur de se lancer bravement et sur le mode américain dans la création d’entreprise, et ceci, dans l’une des villes françaises réputées pour leur traditionalisme  pur et dur.  L’aventure est d’autant plus sympathique qu’il s’agit de deux frères,   et  … mais vous le saurez dans un instant, et c’est LA

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** voir ici les différents programmes selon chaque état  de l’union.

Les snickerdoodles

Un cookie qui mérite bien son nom : délicieux et hyper facile : il arrive en boite, z’avez qu’à ajouter un oeuf entier et un stick de beurre ramolli, et hop, enfourner sur plaque même pas beurrée, l’enfance de l’art. Cuisson à 375, 10 minutes parce que les gens de la Chron aiment les cookies bien dorés. Sinon, dès que les bords du snickerdoodle sont  dores, environ 8 minutes.

Fameux avec le chocolat chaud, ou le thé.

La Chron a testé pour vous les snickerdoodle de KRUSTEAZ,  et remplacé le cinnamon par du chocolat, bien entendu. De l’avis de tout le monde, parfait !

C’est nous qu’on est les gourmandes

Oui, gourmande. Et têtue comme un âne rouge, la Chron, deux défauts qui se complètent et donnent, au bout d’une demi douzaine d’essais, des résultats surprenants. Comme, par exemple, la série “macaron” qui s’est soldée hier par une mare au milieu de la cuisine. Et pourquoi ?
Parce que, Madame, parce que, voilà pourquoi !
Les macarons, ils ont bien cuits, ils étaient – sont encore – parfaits, mais …… indécollables de sur la feuille de papier parchemin.
Ils résistent à tout, ces saletés, j’en ai émietté quatre, en essayant de les soulever “délicatement” à la pointe de mon couteau le plus acéré, mais bernique : ils se décollent du milieu, mais le papier autour du cookie, sur les bords, c’est un sceau de qualité supérieure.

Epuisée, au bord des larmes, la Chron a finalement et subitement pensé au conseil de Tatie Suzie, qui disait : “ Pour décoller les biscuits attachés au papier parchemin, tu prends ½ verre d’eau froide, tu soulèves la feuille et tu verses l’eau sur la plaque, puis tu remets la feuille en place et tu attends 1 minute : les cookies se décollent alors très facilement.

Ça a l’air barbare, comme ça, mais essayez, vous verrez : ça marche très bien, oui, oui.

Alors, la recette des macarons au chocolat :

200 gr de sucre glace
125 gr de poudre d’amande
2 cuillerées de chocolat
3 blancs d’œufs

Mélanger le sucre glace, la poudre d’amandes et le chocolat dans un grand bol.
Monter les blancs en neige très ferme et les mélanger aux ingrédients secs ci-dessus, en les additionnant par petites quantités au moyen d’une spatule ( une “Maryse” )
Placer une feuille de papier sulfurise sur la plaque a biscuits. Mettre la pate a macaron sur plaque, a l’aide de deux petites cuillères, en mettre peu, environ ¾ de petite cuillère par macaron. Les espacer de 5 cm car ils vont s’étaler.
Laisser la plaque reposer pendant 30 minutes environ
Allumer le four à 300 F.
Enfourner la plaque pendant 15 minutes.
Sortir les cookies, les laisser refroidir 5 à 8 minutes – et puis, hop, séance décollage ( verre d’eau, etc.. ) et il ne vous restera plus qu’à faire la ganache ( au chocolat blanc pour les macarons au chocolat – ou au chocolat noir pour les macarons au naturel ) et coller les macarons deux par deux avec la ganache choisie, en sandwich.
Ils disent que les macarons se conservent même au congélateur – je n’ai pas essayé.

Ah, oui, la mare : j’ai simplement oublié que j’avais versé la valeur d’un demi verre d’eau dans la plaque ; mais comment un demi verre d’eau peut-il faire de tels dégâts lorsque renversé par mégarde sur le carrelage, le mystère reste entier ? Vous me direz, fallait pas glisser dessus en courant, fallait porter des chaussures antidérapantes, c’est vrai, mais ..

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La Chron, en béquillée pour la journée.

Caramel Icing

Holidays caramel cake

 

De Kathryn Sackett, ( The help) :

Never Fail Creamy Caramel Icing

2 1/2 c. sugar
1 slightly beaten egg
1 stick of butter
3/4 c. milk
1 t. vanilla

Melt 1/2 cup of sugar in iron skillet slowly, until brown and runny. Mix egg, butter, remaining sugar, and milk in a saucepan and cook over a low flame until butter melts. Turn the heat up to medium and add the browned sugar. Cook until it reaches the soft ball stage or until mixture leaves sides of pan. This takes about 10 minutes. Remove from fire, let cool slightly, and add vanilla. Beat until right consistency to spread. If it gets too thick add a little cream. This will ice a 2 layer cake.

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Le problème de la Chron : n’ayant jamais mangé de Creamy Caramel Icing, je pense que j’ai trop cuit  l’ensemble : bizarrement, une partie du caramel est resté collant ( impossible à manger sans se faire les plus belles caries du monde !) mais .. MAIS le centre est devenu tendre et excellent .. Ressemble à du fudge .

A refaire, et il y aura photos.

Les proportions sont bonnes, semble-t-il. C’est juste de temps de cuisson qui nous manque.

Happy Thanksgiving everyone !

Le pilgrim de cette année. Une collection qui dure et qui encombre les placards, mais bon, nobody’s perfect. Il sera présenté entouré de mandarines et de canneberges/cranberries en guise de centre de table. Oui, il y aura photo. On est fidèle à la tradition ou on ne l’est pas. Quoiqu’on décide, tout est bien, l’essentiel étant de suivre son coeur.

Il y a eu un Thanksgiving mémorable – mémorable par son absence totale de qualité, dans un restaurant hôtel très connu de la capitale de l’état de NY. La Chron et son monsieur avaient invité un couple amis, venus spécialement de Montréal à cette occasion, au risque toujours très grand de se retrouver bloqués sur l’autoroute   par une tempête de neige, en traversant les Adirondacks.  A 65 dollars par personne, ils sont tous les quatre ressortis de là le ventre (presque) vide et le salut est venu de Monsieur Chron  qui avait eu la bonne idée de garnir le congélateur de pizzas congelées.  On s’est bien amusés, le soir.

Cette année, c’est repas classique, dinde rôtie, legumes traditionnels, et tout fait main-maison.

Happy Thanksgiving, everyone !

$3.50 = un diner savoureux pour deux

Poulet aux olives façon Mamée Blanche

Il cuit. C’est du poulet, un 1/2 poulet, pour être exacte : coupé en gros morceaux,

Plus

1 oignon, épluché, coupé fin

3 champignons  blancs, moyens, pelés, coupés en lamelles

4 tranches de bacon – facultatif

1 cup de sauce tomate

1 cup d’olives vertes dénoyautées.

beurre, sel et poivre, herbes à volonté

Mettre le beurre à fondre dans la cocotte Le Creuset, la petite, celle qui fait 1/4 de Gal, ou 1 lit = 3 minutes

Faire rissoler les morceaux de poulet vivement dans le beurre. Ajouter oignons, champignons et bacon, Faire rissoler le tout a feu vif  = 3 minutes .

Baisser le feu, ajouter  la sauce tomate et les olives vertes dénoyautées.

Couvrir. Laisser mijoter 20 minutes en surveillant. Remuer éventuellement ( et délicatement) afin que la viande n’attache pas.

Servir sur riz ou pâtes, avec une cuil. à soupe de pecorino romano, si vous en avez ( facultatif)  ET une belle Boston lettuce à la vinaigrette.

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On ne peut pas toujours manger des homards, et de toutes façons, la saison est passée

Je rajoute un couvert ?

Rester gourmets en Amérique

Ce cher Rockwell a immortalisé la tradition de la dinde rôtie

On lit, deci delà, des articles  qui se veulent humoristiques sur la mauvaise qualité de la nourriture aux USA. Il est donc nécessaire d’en parler : manger, n’est-ce point la première condition pour la continuité historique ? Et puis, on ne mange pas ici plus mal qu’ailleurs. On mange, point. Mais comment rester gourmet en Amérique ? Pas facile.

D’abord, ici comme partout dans le monde,  la nourriture varie avec les saisons. Enfin, pas tous, évidemment :  un Mc Do de janvier, et un McDo d’aout, c’est du pareil au même. Mais justement, les gens du coin, l’habitant, l’autochtone, le natif, ne se nourrissent pas exclusivement de McDo.

( Qui s’en nourrit exclusivement, alors ?  La Chron reviendra sur cette bonne question qui a son importance – et qui est fort triste.)

La Parisienne, qui est établie à New York,  a gardé de son village une curiosité de fouine pour tout ce qui se mange. Elle a testé pour nous le fin du fin en matière de chocolat : le chocolat au bacon. On peut lire ici ses conclusions de l’expérience.

Et pour nous, une rubrique supplémentaire dans la catégorie “aujourd’hui” : Manger, an 2000 

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