C’est nous qu’on est les gourmandes

Oui, gourmande. Et têtue comme un âne rouge, la Chron, deux défauts qui se complètent et donnent, au bout d’une demi douzaine d’essais, des résultats surprenants. Comme, par exemple, la série “macaron” qui s’est soldée hier par une mare au milieu de la cuisine. Et pourquoi ?
Parce que, Madame, parce que, voilà pourquoi !
Les macarons, ils ont bien cuits, ils étaient – sont encore – parfaits, mais …… indécollables de sur la feuille de papier parchemin.
Ils résistent à tout, ces saletés, j’en ai émietté quatre, en essayant de les soulever “délicatement” à la pointe de mon couteau le plus acéré, mais bernique : ils se décollent du milieu, mais le papier autour du cookie, sur les bords, c’est un sceau de qualité supérieure.

Epuisée, au bord des larmes, la Chron a finalement et subitement pensé au conseil de Tatie Suzie, qui disait : “ Pour décoller les biscuits attachés au papier parchemin, tu prends ½ verre d’eau froide, tu soulèves la feuille et tu verses l’eau sur la plaque, puis tu remets la feuille en place et tu attends 1 minute : les cookies se décollent alors très facilement.

Ça a l’air barbare, comme ça, mais essayez, vous verrez : ça marche très bien, oui, oui.

Alors, la recette des macarons au chocolat :

200 gr de sucre glace
125 gr de poudre d’amande
2 cuillerées de chocolat
3 blancs d’œufs

Mélanger le sucre glace, la poudre d’amandes et le chocolat dans un grand bol.
Monter les blancs en neige très ferme et les mélanger aux ingrédients secs ci-dessus, en les additionnant par petites quantités au moyen d’une spatule ( une “Maryse” )
Placer une feuille de papier sulfurise sur la plaque a biscuits. Mettre la pate a macaron sur plaque, a l’aide de deux petites cuillères, en mettre peu, environ ¾ de petite cuillère par macaron. Les espacer de 5 cm car ils vont s’étaler.
Laisser la plaque reposer pendant 30 minutes environ
Allumer le four à 300 F.
Enfourner la plaque pendant 15 minutes.
Sortir les cookies, les laisser refroidir 5 à 8 minutes – et puis, hop, séance décollage ( verre d’eau, etc.. ) et il ne vous restera plus qu’à faire la ganache ( au chocolat blanc pour les macarons au chocolat – ou au chocolat noir pour les macarons au naturel ) et coller les macarons deux par deux avec la ganache choisie, en sandwich.
Ils disent que les macarons se conservent même au congélateur – je n’ai pas essayé.

Ah, oui, la mare : j’ai simplement oublié que j’avais versé la valeur d’un demi verre d’eau dans la plaque ; mais comment un demi verre d’eau peut-il faire de tels dégâts lorsque renversé par mégarde sur le carrelage, le mystère reste entier ? Vous me direz, fallait pas glisser dessus en courant, fallait porter des chaussures antidérapantes, c’est vrai, mais ..

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La Chron, en béquillée pour la journée.

Se soigner aujourd’hui en Amérique

Un français combat la leucémie à Seattle – non, ça ne fait pas les gros titres des journaux, on n’en parle ni dans le Monde, ni dans les New-York Times et autres Washington Post : combattre un cancer, de nos jours, est devenu un passe-temps ordinaire qui n’étonne plus personne. Et pourtant, quelle leçon d’optimisme, de courage et de volonté !

A Seattle,  un des deux expat qui ouvrirent leur carnet en début d’année est atteint de leucémie. La diagnostic tombe en mars dernier. C de S est jeune, en pleine forme – si ce n’est un amaigrissement incoercible, des taches noires sur la langue, une fatigue qui résiste à tout.

A Seattle, l’équipe de l’hôpital le prend en charge et C. de S.  décide de nous tenir au courant de la progression de la maladie par le truchement de son blog.

Il y a quelques mois, on lui a posé un cathéter,  pour éviter  d’abîmer les veines des bras à chaque nouveau traitement de chimio. La pose d’un Hickman ( cathéter)  a quelque chose d’effrayant, et pourtant, ce cat est devenu un ami, en éliminant souffrances et difficultés au niveau traitement.

Il faut lire l’article écrit  par Carnet de Seattle à ce sujet : les soins dans les hôpitaux américains, s’ils ne sont pas les meilleurs du monde, ne sont pas loin de l’être.

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