• Nous mettrons les livres au feu et la maitresse au beau milieu

    Une émission canadienne enfantine des années 60′ reviendrait sur les écrans prochainement. Serait-ce parce qu’il manque quelque chose d’essentiel dans les émissions enfantines de 2015 ? Ce manque serait-il educatif ?

    J’ose le croire : je vis dans un état où 1/3 seulement des enfants scolarisés sont capables de passer les examens scolaires avec succès. Des 50 états , celui de NY est le pire au point de vue scolaire (elementary school). De tout l’état, ma ville remporte le triste pompon d’être la pire de toutes au point de vue scolaire.

    Notre gouverneur veut prendre le taureau par les cornes et les enfants par leur syllabus : aussitôt, aux grand maux les grands remèdes made in usa et a coups de dollars : on va bâtir de nouvelles écoles, engager de nouveaux enseignants, renverser ici la vapeur et là les données des problèmes, quand ce n’est pas retourner les programmes de A à Z et vice-versa.

    ON attribue les insuccès scolaires aux enseignants d’abord, aux programmes ensuite, mais on ne touche pas aux chères têtes blondes, à leur vie quotidienne, à leur famille. Pourtant, c’est là et seulement là que se pose le problème : L’Enfant américain d’aujourd’hui est plus que jamais livré à lui/elle même. Les parents travaillent, et ceci posé, tout le reste en découle : L’Enfant retourne, à 15 heures, vers un « home » vide, ou personne ne l’attend.

    Ne croyez pas que je ne saches pas pourquoi il en est ainsi . Les raisons sont primaires : le loyer, les mensualités de la voiture, la bouffe, les assurances médicales, le B-A BA de la vie quotidienne : un seul salaire n’y suffit pas.
    Plus loin ( ou plus bas) le cas de la mère seule, veuve, divorcée ou, plus souvent, abandonnée avec 1,2,3 ou 4 enfants : ici, un petit soutien social, certes, mais l’obligation, encore, pour la mère, de travailler. On ne lui demande pas, pardon : ON NE SE DEMANDE PAS, ce que feront les enfants au retour de l’école. Ni comment ils gouteront, joueront un peu, riront beaucoup et avec qui , et se mettront, ou non, à leurs devoirs et leçons. Et plus tard , la mère , les parents, rentrés, auront-ils le temps, le courage, l’envie d’être ce qu’ils doivent être : des soutiens, des réconforts, porteurs de paix, de discipline de justice et . allez, disons le, ce mot qui fait peur et qui bientôt ne signifiera plus rien, d’amour ?

    Je suis rétrograde ? oui, et contente de l’être. Cela me permet de voir le visible, des groupes d’enfants que personne n’accueille, qui errent désoeuvrés d’une pièce dans l’autre, d’un ami à l’autre, d’un groupe à l’autre, d’une bande à l’autre. Ou qui se plantent des heures devant un écran, télé ou autre, pour fuir un temps mort qui ne les intéresse pas.

    Et on incrimine les enseignants ?

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    lmg – 27/1/2015

  • Je suis qui, que, quoi ?

    Voilà où nous en sommes, cinq jours après la tuerie dans les locaux de Charlie Hebdo : nous sommes partagés. Les uns pour, les autres contre un slogan que nous avons tous suivi, spontanément, dans un premier temps. Dans ce «premier temps»  qui est à l’épicentre de nos émotions, quand le stunami arrive sur nous, quand nous chancelons devant l’image atroce. Dans ce premier temps, dure-t-il une heure ou une minute, nous nous accrochons à la moindre brindille. «Je suis Charlie». Nous l’avons crié, écrit, dessiné, copié. C’était avant tout un cri de douleur. Un drapeau.

    Et puis, nous avons réfléchi. C’est une comportement très français, de réfléchir «après» et nous ne devons pas en avoir honte : certains ne réfléchissent jamais, ni avant, ni après. Ni pendant.

    Et en réfléchissant, certains d’entre nous avons réalisé que ces trois mots ne voulaient strictement rien dire. Ne s’appliquaient pas à nous. Ne représentaient pas ce que nous voulions faire savoir, qui se résume en une phrase : « Je Suis Solidaire de Tous Ceux qui Veulent Garder la Liberté d’Expression, de Pensée, de Critique »

    Charlie inclus.

    Même si Charlie n’était pas, n’est pas et ne sera jamais notre magazine de chevet, ni notre référence : Nous sommes solidaires des écrits satiriques, même s’ils vont plus loin que ce que nous accepterions pour nous-mêmes ; et, partant, même s’ils ne représentent pas, ces écrits, notre pensée profonde.

    Vous voyez bien, n’est ce pas, que résumer tout ceci en trois mots, c’était un peu court.

    Alors, qu’est ce qui nous a poussé à les faire nôtres, ces trois mots, il y a cinq jours ? La facilité, je ne vois que cela. Vous voyez autre chose ?

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    lmg /12 janvier 2015

  • Ça pue, ca fait peur, ca fait mal

    On tombe et retombe toujours dans tous les panneaux, même si on a plus de 15 ans de web, même si on n’est pas une d’jeunesse-loin-de-là, même si on prends soigneusement garde de poser les pieds bien à plat : oui, même si tout ça, paf, on tombe dans le panneau.

    Depuis ce matin, et sous tous les prétextes, attaques à peine déguisées, dues à l’effervescence des émotions, lesquelles sont dues aux événements qui ont bouleversé la France et catapulté le monde cul par dessus tête depuis ce funeste mercredi 7 janvier. C’est à dire depuis trois jours. 72 heures. Boum ! contre les juifs, les américains, les arabes, le Pape, l’imman du coin, et les petits chinois. PLus une bonne demi-douzaine d’autres. Et Marine. Surtout Marine.

    Il n’a fallu que 72 heures pour que les récupérations de toutes sortes s’étalent au grand jour. Et c’est laid. Et ça sent mauvais. Et ça fait mal parce que ça m’oblige à constater ce que je refusais de voir : au bout de 45 ans de socialisme aiguë, la France ne sait plus ce que tolérance veut dire. La France a oublié sa dignité. La France foule aux pieds les autres pays. La France les regarde ( les autres pays) à travers l’image de séries télévisées ( t’sais, Desperated Housewifes, style ? )

    Mais pire que cela, la France aujourd’hui, 72 heures après le drame, regarde de haut tout ce qui n’est pas « français ». Francais de France. Et se moque de Marine, qui, elle, a au moins le mérite de dire tout haut ce que tous les autres pensent en disant le contraire. Bientôt, elle sera la seule buvable, dans mon pays natal.

    C’est à dire ? Ah, ben, comme disait cette brave dame en parlant de Madame Machin, son institutrice qui, faute de mieux, avait acheté une maison dans ce village – celui de la brave dame – pour y couler le reste de ses années de retraite : Ah, mais Madame Machin, elle n’est pas d’ici !. Elle, la Madame Machin en question, avait enseigné dans l’école du village pendant plus de trente ans. Au bout de trente ans, elle n’était toujours « pas d’ici »

    Alors, vous pensez, nous, l;es expats ! Mais nous, on « était » de ce village, de cette ville, de ce département, de cette région, de cette France. Ah mais, pardon, oui, nous « étions »,  mais nous ne sommes plus. Parce que nous sommes partis, t’vois ? Nous sommes, en quelque sorte, passés à l’ennemi. Nous avons, au choix, déserté ou trahi.

    Ah, bon. Et remarque, c’est un peu ainsi que je le vois ; non, pas la désertion, pas la trahison. Mais le fait qu’effectivement, je me sentes advantage  de ce pays-ci, où j’habite depuis tant d’années, et où je suis bien, plutôt que l’autre, la France, là-bas, qui n’a pas versé une larme, jamais, pour moi. Et pourquoi voudrais-tu que j’en verse aujourd’hui pour elle ?

    Surtout, leurs airs supérieurs : par exemple, ils croient avoir inventé un slogan. Ils se sont fait récupérer une fois de plus, et ne s’en rendent même pas compte. Quel est le sinistre crétin qui le premier a lancé le fameux « je suis Charlie », dont nous avons inondé le web francophone, anglophone, germanophone, italiano y trans el pyrinineo, sans parler – parlons-en ! – de toutes les îles jusqu’en Australie ! Il n’y a qu’en Afrique qu’ils n’en parlent pas, ils viennent de se retrouver avec un massacre de plus de deux mille personnes dans un seul jour, alors, quand même, les fusillades parisiennes, même atroces, même injustes, et tout, mais ça pèse peu à coté de cette tuerie, non ? C’est du 1 / 100 t’sais ? Et le monde entier ne bouge pas un cil. Tu as remarqué ?

    Triste à constater : le nombrilisme élémentaire continue de boursoufler la capitale française. Ici ( USA) c’est circonspect: on regarde, on retient le souffle, on attend de voir ce qui va se passer demain. Car demain, ce sont les grands rassemblements – un écriveux facebookien disait tout à l’heure que ce ne sont pas des manifestations, ce sont des rassemblements. Tu piges la différence ? Vexé qu’on puisse confondre. Pointilleux. Comme si l’avenir de la France et du monde ne tenait qu’à cette différence dans l’interprétation d’un terme.

    On en rirait, si ce n’était si grave. Seulement, c’est grave. Je ne crois pas qu’ils en soient conscients, ni  jusqu’à quel point .

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    lmg / 10 janvier2015

  • Au soir du 10 janvier 2015

    Dire, ce soir, la lâcheté : ils ont tué d’abord deux personnes : les deux policiers qui faisaient leur devoir et gardaient la porte.

    Puis ils sont allés dans cette salle de réunion, et ils ont tué 10 personnes en 5 minutes, soient 2 à la minute, le temps de compter 30 secondes et clac, un mort ; 30 secondes et clac, un humain à terre ; 30 secondes, et clac, une vie fauchée. Dix fois ce même geste. Contre des personnes qui n’avaient que crayons et stylos pour se défendre : bel acte de couardise.

    Et si encore ils s’en étaient pris à des jeunes athlètes entraînés à la lutte ! Mais au contraire : sur les dix abattus, huit sont des seniors : Jean Cabut, 76 ans, Elsa Cayat, 54 ans. Georges Wolinski, 80 ans, Bernard Verlhac, 57 ans, Bernard Maris, 63 ans, Philippe Honoré, 73 ans, Mustapha Ourrad, 61 ans ; Michel Renaud, 69 ans ;

    Seuls, Stéphane Charbonnier, 47 ans et Frédéric Boisseau, 42 ans, et font figure de « jeunes » dans le tableau de chasse.

    Les tueurs ? la trentaine . Ceux qui les ont envoyés, ceux qui les ont préparés, ceux qui les ont armés ont de quoi être fiers. Ils ont droit à tout notre mépris.

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  • Jeudi 4 décembre 2014

    Hier soir, un meeting de l’association des propriétaires de ma ville. On nous apprend des choses. Au bout de presque 2 heures nous nous retrouvons à bavarder par groups et affinités. C’est le meilleur moment de la soirée, on se défoule, rires, haussements d’épaules, de truands étiquetés (par la plupart de nos locataires) , nous devenons tonitruants. Hier soir, le nombre était tombé à vingt seulement. Un tiers de femmes. Nous avons écouté poliment l’avocat, expliquant les tenants et aboutissants des règles d’éviction. Ici, on peut mettre un locataire à la rue en 3 jours, pour non-payment. Hiver comme été, avec ou sans enfants, vieillard ou jeune homme. C’est (humainement parlant) la dernière chose à faire, car une éviction reste dans le dossier de la personne évictée à vie, et avec une éviction dans le dossier, il est pratiquement impossible de trouver un logement par la suite. Mais garder un locataire qui ne paie pas ? Impossible. Alors ?
    Il n’y a pas de solution, répond froidement l’avocat.
    Je l’aurais tué net.
    La crise du logement s’intensifie et déborde. Non seulement les crédits immobiliers sont de + en + élevés et barrent la route à l’acquisition d’une maison au commun des mortels, mais en plus les impôts immobiliers doublent la dépense. Certains propriétaires paient davantage, par mois, pour les impôts immobiliers que pour le crédit de la maison. Si le ou les loyers ne suffisent pas à régler la maison, la dernière solution c’est la vente. La maison reste en souffrance pendant des mois. Elle perd de sa valeur. Plus personne ne paie les impôts. La mairie reprend la maison et la revend a n’importe qui pour un prix très bas. On voir ainsi des maisons, dans des quartiers devenant de + en + infâmes, passer d’un propriétaire à un autre tous les ans. Les impôts ne sont jamais payés, le nouveau propriétaire n’étant pas tenu de payer les impôts arriérés. A quoi donc sert-il de prendre la maison en premier lieu ? Ne vaudrait-il pas mieux baisser les taxes, demande l’un des propriétaires ( j’applaudis ) On lui répond que NON. Je demande  » Mais pourquoi ?  » On me répond que c’est une question de PRINCIPE.
    Quand la vie devient une question de principe, j’ai le bec cloué. Je sors de là épuisée, tout espoir broyé.
    Enfant naissant il y a 2000 ans, tu peux revenir, s’il te plaît ? Ils n’ont rien compris.

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    lmg 4/12/14

  • Lundi 1er décembre 2014

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    Nous y  voilà : aujourd’hui, premier jour du dernier mois de l’année.

    Il a  tant neigé et tant fait froidure  depuis la fin octobre que je me crois en Janvier, le sapin décoré, dans le coin du living en témoigne. Mais voici que ce matin la neige fond, le  ciel prend des teintes nacrées qui vont du bleu au rose en passant par le vert, le tout pastel, très doux, lumineux. On sent le soleil derrière ces ombres

    C’est décidé : nous montons à Saratoga.

  • 8 novembre, happy birthday Krystal

    bday cake pink

    VINGT ANS , ma petite fille a VINGT ANS aujourd’hui

    Elle a déjà célébré son anniversaire dans la famille de sa maman, avec un peu d’avance, le week-end dernier. Ce soir, elle va folatrer avec ses amis. Et depuis plusieurs jours, elle recoit des messages de ma part,  quelques mots, petits papillons  tendres pour lui dire que c’est chouette d’avoir vingt ans, que c’est un beau jour et un bel age quoiqu’on ait pu en dire :  ces poètes malencontreux qui n’ont jamais su ce que joie veut dire, je les exècre. Vingt ans, c’est magnifique, point final .

    Oui, c’est beau VINGT ANS :  ceux qui les ont eu les regrettent leur vie durant.  posez la question à un vieil homme, vous verrez bien.

    On va faire dans la joie, chez moi , ici, aujourd’hui. On va célébrer comme nous avons célébré il y a vingt ans, le jour de ta naissance.  On va faire sauter le bouchon de blanquette, on va  acheter les homards, et un fameux gateau, je te le garanti, ma Krystou, un gateau comme tu les aimes avec plein de chocolat et crème et moelleux et miam, miam. Tu savais à peine parler et tu  disais  » gaaateau » d’un air gourmand à damner un saint.

    Séparées mais  ensemble, éloignées mais près du coeur, c’est notre devise : BON ANNIVERSAIRE , KRYSTAL

  • 7 Novembre (2)

    street 1

    Que va-t-il arriver, aussi, lorsque un des deux locataires decide de ne pas payer son loyer ?

    Pire encore, si les deux locataires ne peuvent pas payer leur loyer

    Le propriétaire sera obligé de choisir quel payment il va assumer. Je vous le dis : il choisira de payer le crédit, car, pense-t-il, il évitera ainsi la foreclosure, ou, en francais : saisie immobilière.

    WRONG !!!

    Car c’est alors la VILLE  qui va fonctionne prour lui prendre la maison : tu me suis ?

    Toutefois, ce sera quand meme un peu moins rapide qu’avec la banque, soyons honnetes : la ville  mettra en marche le moteur foreclosure lorsque le propriétaire n’aura pas payé ses  impots immobiliers pendant 2 ans ( 24 mois). A ce moment là, le propriétaire recevra une mise en demeure lui donnant 90 JOURS pour régler sa dette.

    Deux ans de taxes immobilières, ici représentent quelque chose comme $14.000.

    Nous avons vu plus haut que le propriétaire moyen arrive tout juste à équilibrer son budget et tire un très petit profit  de ses locations : où ira-t-il/elle chercher $14.000 ? ( emprunt, loterie, vol à main armée , what else ?)

    Donc, il ne pourra pas payer en 90 jours.  il n’aura pas, non plus, le temps de vendre  sa maison pour rembourser la ville car une maison, dans le marasme économique actuel reste sur le marché pendant  environ 7 mois avant de trouver acquéreur.

    Or,le 91ième jour, le propriètaire sera mis en demeure de vider sa maison et de la mettre à la disposition de la ville. Les locataires  auront 11 jours pour déménager.  Pris en charge  par  la ville, ils seront relogés soit dans des logements sociaux,  soit  dans des hotels. Cette prise en charge est evidemment payée grace aux taxes  immobilières  payées par les proprietaires : le serpent se mord la queue.

    IL y a, aujourdhui, dans ma ville, plus de 500 maisons  vides, et reprises par la ville  au titre  de non-payment de taxes  immobilieres.  (les chiffres sont certainement pires )

    CES  500 maisons  (duplex) assuraient le logement d’environ 4.000 personnes .

    Ces 500 maisons pourrissent lentement, car plus personne n’en assure l’entretien. Elles sont squattées et ont, toutes, perdu plus de 65 % de leur valeur.

    L’imbécilité des responsables confine à la criminalité.

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    Lise Genz, 7 novembre 2014

  • 7 novembre : de la joie d’etre propriétaires

    J’étais à un meeting important, mercredi soir : le meeting du mois des Propriétaires  de ma ville. The Landlords Meeting

    Ma ville, c’est quand meme 66.000 habitants, c’est aussi un ville satellite de la capital de l’état de New-York ( non,  une fois pour toutes, la capitale de l’état de New-York ce n’est pas New-York. Ne surtout pas chercher la moindre logique la dedans – ni ailleurs,  for the sake of logic, you’ll have to search a lot more. )
    Donc, nous étions une bonne cinquantaine, et en majorité des seniors, dans ce meeting. Nous aurions du, en toute logique, etre plus de 14.000. Passons.

    Le grand sujet , c’était les foreclosures, en clair, les défaillances financières entrainant la reprise de la maison soit par la banque ayant « donné » ( ah ah ah !) le crédit, soit par la ville.

    La banque peut mettre un propriétaire en foreclosure  si les mensualités ne sont pas payés. Normal. Ce qui est moins normal, c’est la vitesse (du son) avec laquelle cette reprise peut etre effectuée. Par la loi, il faut qu’il y ait un minimum de 3 mois  (90 jours exactement ) avant que ne commencent les  mises en demeure. Dans la réalité, essayez de « sauter » un mois, meme pour une bonne raison ( santé, accident, perte de travail ou désastre naturel )  et votre « mortgager » ( banque) vous enverra la dite mise en demeure immédiatement. Donc, pourvousmesami0e  0 s expat qui melisex  : éviter absolument le moindre retard de payment pour votre maison. La loi autorise le mortgagee ( toi, toi et toi, qui possédez une maison achetée à crédit)  à payer dans les 15 jours du payment, c’est a dire que, si tu dois payer le 1er du mois, tu peux  envoyer le cheque le 10 ou le 12, tu ne seras ni pénalisé(e), ni  mise en foreclosure. Mais passé le quinzième jour d’après payment, bingo, tu sera penalisé(e) et ton code d’honneur – pardon, ton credit rating  – en prendra un coup sur le museau. Plus, tu devras payer entre $25 et $35 de pénalisation.

    Maintenant, tout le monde sait cela, je pense. ce que nous savons moins, et qui varie d’une ville à l’autre, c’est la mise en foreclosure par la ville pour non payment d’impot.

    Il faut d’abord savoir que nous vivons dans l’état où les impots immobiliers sont les plus élevés de tous les Etats Unis. Et misère de nous, dans cet état hyper taxé, nous avons choisi la ville la plus imposée à tous les niveaux. Tu veux un exemple ? Dans ma maison bleue, celle où nous avons des locataires, nous payons  cette année $750 par mois en taxes immobilière seules. C’est à dire que la location d’un des deux appartement ne sert qu’à payer ses &^%$#@ !!! de taxes. Tu me diras qu’il me reste le profit du loyer de l’autre apartment ? et bien non, parce que  les frais de voirie, l’assurance et l’entratien s’elevent à $300 par mois.  Il y a bien un petit quelque chose, environ $450   qui « pourraient » nous revenir, si la City ne s’en mélait .

    Or, la City s’en mèle. Comment ? Et bien, dans cette ville où les équilibres budgetaires se balancent dangereusement,  nos élus municipaux cherchent par tous les moyens à se procurer de l’argent. Et où en trouver, si ce n’est chez ces méchants propriétaires, qui, comme chacun sait, s’enrichissent sur le dos de tout le monde – c’est d’ailleurs ce que je suis en train de démontrer.
    Donc, comme il faut à cette ville un budget plus grand pour l’an prochain, Eureka : ils vont donner une amende à tous ceux  qui auront … des bestioles dans leur jardin.

    Vous riez ? je vous assure que personne n’a ri, à ce meeting : le fait est là : si un  éboueux trouve un cafard ou autre genre d’immonde bestiole, dans une de vos boites à ordure ( et je signale en passant que ces boites ne sont pas celles  du propriétaire, mais bien celles du locataire),  vous paierez une amende. Si votre voisin (celui par exemple à qi vous avez intimé l’ordre de faire taire son chien aboyant toutes les nuits à 2 heures du matin) si ce voisin, donc  décide de vous faire une crasse, il pourra vous dénoncer anonymement, et dire qu’il a « vu » des cafards ou autres dans votre boite à ordure. Si votre locataire a une dent contre vous  parce que  les loyers sont chers et il ou elle n’arrive pas à nouer les deux botus, il. elle peut téléphone à la mairie et vous denoncer sous le prétexte cafard… vivants dnas SA proper boite à ordures.

    Mais, me direz-vous, il suffit donc qu’il n’y ait pas de cafard , c’est simple. Ah mais non, ce n’est pas simple :
    1 ) parce que les cafards, s’il y en a  fuient quand on les approche et donc, ( dixit sérieusement la mairie) il n’est pas nécessaire d’apporter le corps du délit : il suffit de la parole ( d’honneur ? ) de celui ou celle qui rapporte le fait.
    2) Les rapporteurs sont assurés de toute impunité et peuvent rapporter anonymement (délation, ca s’appelle, et en France ce n’est pas une qualité dont on ait lieu de se vanter)

    Bien entendu, si le propriétaire doit payer
    1) un mortage de                                       $700 / mois
    2) des taxes immobilieres de                 $750 / mois
    3) des frais divers et entretien de         $350
    4) des PV/cafards ou autres de             $100

    Total _____________________ $  1,900 /mois

    et si ce meme propriétaire ne recoit que $1500  de loyer pour cette maison, que va-t-il arriver ?

    (suite)

  • 10 OCTOBRE et la paix au jardin

    La paix sous les deux sapins, tapis épais d’aiguilles brunissantes.  Ce matin au petit jour, un ciel marbré de gris lourd, dense sur fond perle. Puis un coup de vent, et les nuages s’affolent, courent vers l’est, vont se noyer, plus loin, dans l’océan.  Le ciel retrouve son calme, un grand morceau de soie bleu pale, limpide, tendu sur la ville. Grand calme aussi dans le voisinage, les voitures ont fini de parcourir les rues, tout le monde est maintenant au travail. Grand calme, grande paix, sauf aux nouvelles, où nous ne savons plus où donner de la larme, entre la guerre, les riots, les  tueries sauvages, les mensonges, les drapeaux brulés en signe de colère, les mots sauvages, à l’arraché, lancés de part et d’autres ; les gens qui meurent  sans savoir ni p0urquoi ni comment, et la dernière maladie mortelle s’avancant à pas de loups, inexorablement.

    La paix, comme l’avenir, est illusoire. Nous l’avons cherchée partout, et partout elle nous a échappé quand nous pensions la mieux saisir. Elle glisse entre les doigts, c’est une paix de sable fin. Elle fond entre nos mains, c’est une paix en boule de neige.  Nous pensions trouver un ami et nous ne rencontrions qu’un faux justicier ; nous pensions trouver un amour, et nous ne rencontrions que mensonges ; nous pensions donner l’amour et ll’enfant ne recevait que haine, dit-il maintenant. Nous pensions partager le pain et le vin, et nous apprenons que le pain était moisi, le vin, piquette, et nos efforts lamentables.

    La paix ne viendra plus vers nous, n’ira plus nulle part. La paix est en chemise la corde au cou et s’éloigne de la ville : on va la pendre au premier arbre venu, sous le moindre prétexte, Sous le nom d’un dieu quelconque,  pour le drapeau d’un roi sans royaume,  dieu ou roi de pacotille dont personne ne connait l’impuissance.

    La paix, la belle paix sereine et légère est à l’agonie. Et si je viens encore ici, en ce vendredi matin, c’est par un dernier réflexe, comme on pose un pied devant l’autre et on se met en marche, sans plus savoir où l’on va.

    ______________

    lmg 10/ 10 / 2014

  • 21 aout : en attendant le trois centième

    Nous approchons des 300 articles sur ce blog, et je devrais accélérer, mais non :  je ralentis. Pour plusieurs raisons raisonnables ou non, et qu’il serait fastidieux d’énumérer ici. Je ne dis pas que j’arrête , mais c’est déjà lent et ce le sera encore plus dans les jours à venir. La même lenteur se retrouvera sur l’Ecritoire,  et sur mes autres blogs. Mais la porte reste ouverte . Soyons, soyez, patients. Merci.

     

  • 15 aout 2014 : rencontre loin des écrans

    Hier soir, nous nous sommes enfin rencontrées. Rencontrés, je veux dire, car nos compagnons étaient là aussi. Le choc de cette seconde rencontre, les balbutiements :  » Mais quand vous êtes-vous rencontrées pour la première fois  » on nous demande . Et nous nous regardons, interrogatives :  » Heu …  »  Etais-ce  sur ce site ? sur ce blog ? A l’occasion d’un jeu d’écriture chez Untel ou Unetelle ? Où exactement nous sommes-nous rencontrées pour la première fois ? Nous l’avons oublié. Il y a des années maintenant que nous écrivons ensemble, au hasard de ses fantaisies  et de mes projets. Nous avons traversé les mois en riant, nous corrigeant, nous chahutant, nous bousculant. Nous avons traversé les ondes et l’énorme distance qui nous sépare « en vrai »  et nous nous retrouvions sur le seul ilot disponible : le petit écran de nos ordis.  Nous nous sommes imaginées, nous avons accroché l’amitié à un visage, un sourire, une photo de fleur ou de maison.  Nous pensions que nous connaissions tout ou presque l’une de l’autre.

    Et puis hier soir, nous avons diné ensemble, ri ensemble, bavardé jusqu’aux minuit-presque. Nous avons souri et écouté et parlé encore, er interrompu l’autre, et ri à nouveau et secoué la tête – et j’admire le mouvement des cheveux, l’éclat de l’œil vif, intelligent – je le savais, je le savais ! Il y a un bonheur à rencontrer l’autre face à face, cette autre que nous croyons connaitre parce qu’ensemble nous avons échangé DES MOTS’ en oubliant qu’au delà du mot, au delà de la phrase, et jusque dans le silence il y a toujours la vie. Et que la VIE, c’est quand même autre chose.

    La vie, c’est l’autre vivant dans notre sphère, dans ce cercle à notre échelle humaine, ensemble dans deux ou trois mètres carrés, à quelques centimètres les uns des autres,  autour d’une table.

    Loin des écrans.

  • 15 aout 2014 : Bonne fête à toutes les Marie, Mary and Maria

    et Myriam, and Mara and others.

    Bonne fête à Saint Hilaire, ils vont danser sous les platanes, avant c’était sur la route et le troncs des vieux arbres avaient plus d’un mètre cinquante d’envergure. On a modernisé tout ça, aujourd’hui on danse sur le parking de la mairie et les platanes ont disparu. On a du béton et des ampli à perdre oreilles. Bonne fête quand même.

     

     

  • 13 aout 2014 : WordPress s’amuse

    Je travaille et joue avec WP depuis maintenant dix ans, j’ai plus de 2 douzaines de blogs ouverts grâce à eux ( ils sont sympas au possible, les gens de WP)  et ce matin, sans m’avertir, ils m’envoient un  board spécial : comme ça, sans préavis ni mode d’emploi.  Cet article est donc un essai, pour voir si ça marche et comment ça marche.

    Autrement, à part mes ajustements avec WP, tout baigne ; ça baignerait même trop bien, la pluie nous est venue dessus via le sud hier soir et menace de s’implanter. Le jardin est content.

    ET puis ? Er puis, j’ai deux énormes crates de livres a déballer, et un projet EXPAT à mettre au point, avec commencement des opérations en octobre. On en reparle : les interviews commenceront  donc dans deux mois environ.

    Et puis ? et puis ce sera presque l’an prochain.

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