Tout bien considéré, adieu sans regrets, 2011

… On the last day of  december, my true love send to me …

Non, je me trompe , c’était la semaine dernière. Aujourd’hui, dernier jour de la semaine, dernier jour du mois, dernier jour de l’an. Et demain, premier jour de l’année nouvelle, on a beau faire et beau dire, ce sera le PREMIER JANVIER 2012.

Drôle de chiffre, mais je n’ai pas aimé les deux 1 finissant l’année à quitter ce soir. Je n’aime pas les 1, c’est tout à fait irrationnel et ça ne fait de mal à personne, même pas à moi. C’est ainsi, une répulsion limite physique pour les 1.

Les 2, en revanche, sont mes amis de longue date. Il y a du 2 dans mes dates heureuses, de ma naissance (et oui, je fais partie de ces inconscients qui sont heureux d’être nés!), rencontre avec Monsieur Chron, mariage, naissance des enfants, jours heureux, jours bleus, jours deux.

Ravie d’entrer dans une année double deux, et curieuse, piaffante d’impatience – tiens ? – au seuil de ces trois cent soixante cinq jours tous neufs, lisses, blancs nacrés,  bien clos sur leurs secrets qui sont là à cueillir, à portée de main. La vie, tout de même ….

Trêve de philosophie : Adieu 2011, salut 2012, et pour vous tous, lecteurs amis et autres, que j’ai l’impression de connaître de longue date sans vous avoir jamais rencontrés, mes meilleures pensées, positives, constructives et amicales.

Longue et belle venue au nouvel an 2012, et close coexistence entre les milliards de mots lancés en cyberspace et à l’aveugle sur nos blogs.

Que l’année nouvelle 2012 vous soit particulièrement douce.

Chronique de la patience

Un geste d’impatience,  quelques mots de colère et crac, un grand morceau de quelque chose qui aurait pu se tisser en amitié est définitivement rompu ce matin. En trois, non, quatre mails.

 Pourquoi ? Parce que, occupée ailleurs (j’ai aussi, n’est-ce pas ? une VRAIE VIE, à vivre à coté des loisirs de la planète web, et des fêtes de fin d’année à célébrer comme tout un chacun, s’il faut tout dire ) je n’ai pas répondu sur le champ à l’attente d’une lectrice.

C’est triste.

Nous ne savons plus être patients. C’est un défaut qui a commencé il y a plusieurs décennies et qui actuellement se précipite. Nous voulons tout, et tout de suite comme les enfants gâtés que nous sommes devenus. La patience, le calme, une certaine sérénité devant l’attente, tout ceci était grande vertu naguère. Aujourd’hui, nous ne savons plus  ce que c’est ni de quoi il retourne ; de telle sorte que nous ne savons plus l’enseigner à nos enfants, la vertu Patience.

Elle était pourtant grande et belle, capable de tenir les rênes de toute une maisonnée, avec son grand sourire placide et son regard plein d’attention. A l’écoute, Patience se tenait ferme et carrée, debout dans un coin du logis,  silencieuse souvent, souriante toujours, et présente chaque fois qu’on avait besoin d’elle.

Nous l’avons tuée au feu de nos colères et de nos crises de rage, comme ce petit garçon de mes amis qui a démoli à coups de pieds et de poings ce auquel il tenait le plus, un superbe circuit de train électrique (cela se passait quand les petits garçons  s’amusaient encore avec ces jouets d’un autre siècle) sous le mince prétexte que  la locomotive n’allait pas assez vite. Quarante ans plus tard, il la pleure encore, sa belle loco verte et rouge, devenue tas de ferraille dans une boite à chaussure.

On peut aussi la tuer à coups de peur, car l’impatience et la peur sont sœurs jumelles. Et elles sont dominées par la colère ; un beau trio dont nous pouvons être fiers. L’humanité en marche menée par ces trois là, en guise de porte drapeaux, nous atteindrons plus rapidement le bord du précipice. So be it.

Je vous souhaite à tous, amis lecteurs de passage, la patience infinie, et le sourire heureux qui va avec. Au moins pour un jour. Et vous verrez comme tout ira mieux, demain.

Sans hâte et sans essoufflement, je vous retrouverai ici, demain, samedi ou l’année prochaine. Mais je vous retrouverai, promis, juré, croix de bois, croix de fer.

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Ce que j’admire le plus chez mes compatriotes américains ? justement, justement, le calme, la réflexion et la patience.

Les snickerdoodles

Un cookie qui mérite bien son nom : délicieux et hyper facile : il arrive en boite, z’avez qu’à ajouter un oeuf entier et un stick de beurre ramolli, et hop, enfourner sur plaque même pas beurrée, l’enfance de l’art. Cuisson à 375, 10 minutes parce que les gens de la Chron aiment les cookies bien dorés. Sinon, dès que les bords du snickerdoodle sont  dores, environ 8 minutes.

Fameux avec le chocolat chaud, ou le thé.

La Chron a testé pour vous les snickerdoodle de KRUSTEAZ,  et remplacé le cinnamon par du chocolat, bien entendu. De l’avis de tout le monde, parfait !

C’est nous qu’on est les gourmandes

Oui, gourmande. Et têtue comme un âne rouge, la Chron, deux défauts qui se complètent et donnent, au bout d’une demi douzaine d’essais, des résultats surprenants. Comme, par exemple, la série “macaron” qui s’est soldée hier par une mare au milieu de la cuisine. Et pourquoi ?
Parce que, Madame, parce que, voilà pourquoi !
Les macarons, ils ont bien cuits, ils étaient – sont encore – parfaits, mais …… indécollables de sur la feuille de papier parchemin.
Ils résistent à tout, ces saletés, j’en ai émietté quatre, en essayant de les soulever « délicatement” à la pointe de mon couteau le plus acéré, mais bernique : ils se décollent du milieu, mais le papier autour du cookie, sur les bords, c’est un sceau de qualité supérieure.

Epuisée, au bord des larmes, la Chron a finalement et subitement pensé au conseil de Tatie Suzie, qui disait : “ Pour décoller les biscuits attachés au papier parchemin, tu prends ½ verre d’eau froide, tu soulèves la feuille et tu verses l’eau sur la plaque, puis tu remets la feuille en place et tu attends 1 minute : les cookies se décollent alors très facilement.

Ça a l’air barbare, comme ça, mais essayez, vous verrez : ça marche très bien, oui, oui.

Alors, la recette des macarons au chocolat :

200 gr de sucre glace
125 gr de poudre d’amande
2 cuillerées de chocolat
3 blancs d’œufs

Mélanger le sucre glace, la poudre d’amandes et le chocolat dans un grand bol.
Monter les blancs en neige très ferme et les mélanger aux ingrédients secs ci-dessus, en les additionnant par petites quantités au moyen d’une spatule ( une “Maryse” )
Placer une feuille de papier sulfurise sur la plaque a biscuits. Mettre la pate a macaron sur plaque, a l’aide de deux petites cuillères, en mettre peu, environ ¾ de petite cuillère par macaron. Les espacer de 5 cm car ils vont s’étaler.
Laisser la plaque reposer pendant 30 minutes environ
Allumer le four à 300 F.
Enfourner la plaque pendant 15 minutes.
Sortir les cookies, les laisser refroidir 5 à 8 minutes – et puis, hop, séance décollage ( verre d’eau, etc.. ) et il ne vous restera plus qu’à faire la ganache ( au chocolat blanc pour les macarons au chocolat – ou au chocolat noir pour les macarons au naturel ) et coller les macarons deux par deux avec la ganache choisie, en sandwich.
Ils disent que les macarons se conservent même au congélateur – je n’ai pas essayé.

Ah, oui, la mare : j’ai simplement oublié que j’avais versé la valeur d’un demi verre d’eau dans la plaque ; mais comment un demi verre d’eau peut-il faire de tels dégâts lorsque renversé par mégarde sur le carrelage, le mystère reste entier ? Vous me direz, fallait pas glisser dessus en courant, fallait porter des chaussures antidérapantes, c’est vrai, mais ..

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La Chron, en béquillée pour la journée.