Censure !

 Il faut remettre la censure.

C’est le quatrième petit enfant tué par un salaud, ce soir aux nouvelles locales. Ca fait quatre depuis le début du mois. Il n’avait pas encore deux ans, le pauvre petit. On ne va pas jouer violons et larmes, mais il faut faire quelque chose. Arrêter de se tourner vers les horizons qui crucifient le monde et plus modestement regarder jusqu’où peut porter notre regard, là, à quelques mètres de nous.  Et voter pour la censure. Et voter pour la peine de mort.

Voter pour la destruction de la destruction. D’abord, essayer de la reconnaitre dans le fatras de tout ce que vous savez, qui nous entoure. L’embrouillamini, censuré. La violence, censurée.

Les prisons regorgent de  sex offender, on vient d’en coffrer un encore ce soir, quinze ados de 12 à 15 ans qu’il faisait venir chez lui, attirés par ce qui les attire à cet âge, musique, promesses,  who knows ?  chez lui, filles et garçons, tous violés une fois drogués, saoulés, et séquestrés.  Circulation de photos et vidéos de ces viols par un seul mec, un malade. “ Un malade ?  F..ck la maladie “ dit cette vieille amie en larmes : elle connait les parents d’une des victimes.  “ J’espère qu’il sera pendu haut et court. Moi qui suis contre la peine de mort, moi dont la religion interdit la vengeance et impose le pardon, je ne peux plus dire amen. Les parents, et lui, et les autres, tant de gens atteints : ils n’en sortiront pas, ils ne pourront pas oublier : jusqu’à la fin de leur vie, ils verront les images de leur fils torturé, la vidéo circule librement sur le Net. Il y en a qui ont fait des copies

Vous avez bien lu : des copies. Pour les vendre. Il y a des gens pour les acheter. D’autres malades ? Peut-être, et de deux choses l’une : ou ce sont des malades et la censure s’impose, c‘est évident. Ou ce ne sont pas des malades, et ils sont encore pire, de l’espèce de ces monstres non encore verbalement définis dont le plus célèbre spécimen s’appelait hitler. La censure ici s’impose avec plus de rigueur encore. Conclusion, il faut remettre la censure. Dure, sévère. Il faut aussi inventer des châtiments à la hauteur des crimes.

Parce que c’est bien beau la liberté, l’humanisme et le libéralisme, mais quand ces jolis mots servent de prétexte à regarder de l’autre coté lorsque les enfants sont attaqués, ça devient de la lâcheté. Et la lâcheté c’est criminel.

Censure !

Déménager aux USA

Entendons-nous : il ne s’agit pas de déménager “seulement” d’Europe, d’Afrique, d’Asie ou d’Océanie sur le continent américain. Il s’agit, aujourd’hui, de savoir comment déménager aussi à travers les Etats Unis, du nord au sud et d’est en ouest ou plus modestement de telle ville dans telle autre, voisine.

 Pour déménager  de Carcassonne ( France) à New-York,  les souvenirs sont encore vivants et la plaie laissée par la facture encore vive. Mais il s’agissait alors de faire traverser l’Atlantique à tout un mobilier disparate entassé par trois générations dans trois maisons différentes. C’est assez effrayant et cela mérite plusieurs articles. Deux p[oints importants, à faire : prendre les meubles anciens ; à NE PAS faire : embarquer le piano, même si c’est celui qui vous a accompagné de vos premières gammes jusqu’au Conservatoire.  Non, parce que, tout de même, un Gaveau, c’est chouette, mais il y a des Steinway ici.

 Donc, aujourd’hui, il s’agit plus prosaïquement d’un déménagement simple, salon, salle à manger, bureau/bibliothèque, deux chambres,  plus les extra. Ne pas minimiser les extras.

 D’abord, prévoir entre 4 à 6 semaines de préparation, et commencer de vider tous les rayonnages de tous les placards, buffets, armoires, trucs à livres et à vidéo, plus, comme chez la Chron, la tonne de textes inachevés.  Ca pèse. Pour cela, les Banker boxes sont parfaits et on en trouve partout. Faites votre shopping, le prix varie du simple au double selon que vous les achetez à Office Depot, à Stapples ou à Walmart.

 Vider, oui, mais dans quoi ? Dans des cartons.  On va les acheter – parfaitement, acheter : vous ne prétendez pas amener dans votre appartement propre ou votre maison neuve, des saletés de cartons que vous trouverez dans les magasins d’alimentation, et farcis d’œufs de bedbugs, quand même, si ? Ou pire ? Ah, tu vois !

 Donc, on va les acheter à Walmart, de 0,50/pièce pour du 12” au cube = 30 cm de coté par 30 cm  de hauteur pour les choses lourdes comme les livres et les papiers. On en trouve partout, mais c’est là qu’ils sont les moins chers. Je sais, on n’aime pas Walmart, on a juré qu’on n’ira jamais, mais tu sais, ma poule, un chou ché un chou même pour moi qui suis native de l’Aude.

Revenons aux cartons  et à la liste de tout ce qui est indispensable :

Objets non cassables, matériel de bureau, et batterie de cuisine petite : la taille au dessus, toujours à WalMart, 14 x 14 x 14, $0.68 /pièce.

Les gros rouleaux de Scotch Shipping : environ $3.00  le gros rouleau en 5 cm de large.

Plus un rouleau avec dispenser du nec+ultra, Scotch Extreme Tape,  5cm X 20 mètres pour consolider les cartons contenant du fragile.

Et bien entendu 4 gros marqueurs

Un noir,  pour écrire très lisiblement, sur chaque carton la liste de ce qui est à l’intérieur.

Un rouge pour savoir OU ce carton va aller dans le nouvel appartement.

Un bleu  pour indiquer D’OÙ, de quelle pièce ou quel placard, vient le contenu. C’est toujours plus facile de retrouver les choses si on les remet à la même place.

 C’est chouette un déménagement, ça permet de mettre de coté, dans d’autres cartons marqués GARAGE SALE, en vert, tout ce qu’on ne veut plus et qu’on va entreposer au garage ou au sous-sol en attendant  la vente qu’on va faire au printemps.

 Quel printemps ?  le mode d’emploi ne le dit pas.

Maison blanche 16, 17 et 18 février

Maison blanche, jour 2, jeudi 16

 Le lendemain, jeudi 16,  c’est l’approche de la maison seul-à-seule, on se flaire, on en est aux précautionneux préliminaires, on marche sur des œufs après l’aventure des alarmes. On en retrouve d’autres, d’ailleurs, alarmes,  mais à motion, celles-ci, et reliées à l‘éclairage et arrosage automatique du jardin. Ce qui signifie que si d‘aventure quelqu’un entreprenait de passer en courant au travers de notre pelouse pour couper court, le cataclysme du jour précédent se déclencherait avec, en plus, éclairage incorporé et arrosage, quelque chose comme les grandes eaux de Versailles un jour d’anniversaire du Roi Soleil. Croyez moi, c‘est hallucinant !

 Nombreux aller-retour de la Bleue à la Blanche, la relativement petite Rondo pleine de cartons, ceux faits en janvier, si vous avez lu ces chroniques le mois précédent.  Petits, lourds mais faciles à transporter, et remplis de choses incassables pour le moment. Huit crates (grande boites a couvercle) de plastique transparent avec le linge de maison. Plus 4 autres qui ne serviront, ceux-là, qu’à vider les placards de la cuisine bleue pour remplir ceux de la cuisine blanche. A débarrasser illico et reprendre vides, donc à chaque voyage. Ca marche quand on ne déménage qu’à petite distance.

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 Jour 3, vendredi 17

 Jour du lessivage de la moquette bois de rose. Billy arrive avec ses instruments à 10 heures. La Chron et Monsieur coincés dans la cuisine : la Chron mesure et relève le plan en détail, Monsieur continue de faire quelques aller-retour de la blanche à la bleue avec des cartons, des chaises, des bouteilles d’eau, des sandwiches, des fruits, une série de casserole – qui repartira en sens inverse, non, mais je vais faire la cuisine dans QUOI, moi sinon ??

 Profitons aussi de l’occasion pour contacter les différents corps de métier qui doivent faire les devis : plombier, électricien, charpentier.

 Electricien : rendez-vous est pris pour samedi 18/02 à 17 : 30.

Plombier, lundi. 20/02

Charpentier, jeudi. 23/02

 Quatre heures plus tard, le sol de la blanche est propre, rose pimpant, moquette remise à neuf, mais comment font-ils ? Ça vaut bien les 200 dollars de facture pour 80 m2 de nettoyage.

Laisser sécher toute la nuit, aspirer le lendemain avant de revenir au trafic courant.

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 Jour 4, samedi 18 février

 Vidage total des placards de la cuisine. On découvre les quelques cent bocaux vides que la Chron cache un peu partout “en cas de guerre” et on palabre longtemps pour savoir si on va les garder ( ça peut toujours servir, mais à quoi, on se le demande ) ou bien si on les jette. Une distribution gratuite est également envisagée.

Aspiration de la moquette rose, pose des tapis de protection, et autres allées et venues avec toutes sortes de choses, dont un grand sac plein de vieux draps dits “de travaux”. Version Monsieur Chron équivalente des bocaux de Madame.

L’électricien arrive, ponctuel. Une heure plus tard, devis en main, accord signé, les petits travaux électriques seront fait dans 4 jours : pas grand-chose, il faut tirer deux lignes de force, l’une pour la cuisinière, l’autre pour le séchoir à linge. Plus une autre ligne, non force, pour le lave-linge.

Ca commence à prendre tournure.

 Sur le chemin du retour à la maison bleue, immense fatigue soudaine. Arrêt à la rôtisserie de Price Chopper, achat d’un poulet cuit, deux endives,  et une glace au chocolat. On mangera plus diététique quand on aura le temps.

Maison blanche : le premier jour

  Une maison, c’est sans aucun doute l’achat le plus important pour la majorité des humains. Et ce qui est agaçant, c’est que toutes les habitudes en sont bouleversées. Ainsi, depuis mercredi 15 février, plus une minute pour venir écrire les menues chroniques habituelles. Encore heureux que Valentin se soit fêté la veille !

C’est d’ailleurs le jour de St Valentin, mardi, que la banque ferme ses guichets à 15 heures au lieu des 18 heures habituelles. Mr et Mme Chron se sont cassé le nez sur la grille à 15 : 12 . Il leur a fallu revenir le lendemain matin pour le fameux chèque certifié sans lequel, pas d’argent, pas de suisse, vous connaissez la chanson, sans lequel donc, pas de clé “ et la porte était close”. Mais l’achat d’un cheque certifié ne prend que 12 minutes, montre en main.

A l’heure dite, Les Chron male-et femelle étaient dans le bureau officiel, en compagnie de Jonie, l’agent immobilier, Maitre X …, notaire du vendeur, Maitre Ken V… leur notaire, et Monsieur Y …, officier bancaire présidant à l’achat.

Quarante-cinq minutes plus tard, ils ressortaient tous en se serrant les mains avec de grands sourires, chacun persuadé en son for intérieur d’avoir fait la meilleure affaire. Si oui, l’avenir nous le dira.

Les Chron-jeune-couple, toujours prompts à sauter sur tout ce qui bouge lorsqu’il s’agit de célébrer avaient apporté une bouteille de champ français (les ceusses de France qui nous lisent ne trouvent rien là d’extraordinaire, mais les ceusses d’ici savent de quoi je parle là !)  Et il a fallu aller illico à la maison blanche pour ouvrir la bouteille et aussi pour visiter la fameuse maison, qu’ils (les jeunes) n’avaient encore vue que de l’extérieur. Et c’est là, mesdames et messieurs, c’est là, au moment précis où la Chron qui vous parle a mis la clé dans la serrure, que tout a commencé.  Tout ! La police, les pompiers, les voisins : tout !

Et pourquoi ?

Because l’alarme n’avait pas été tournée off, voilà pourquoi.

Imaginez une sirène de l’ampleur de celles que nous ne tarderons pas à entendre si les connards de service qui sévissent dans les régions chaudes du globe continuent de jouer à c’est-moi-que-je-suis-le-plus-fort-avec-mes-armes-nucléaires-et-touchez-pas-à-mes-eaux…

Quand on sait que notre plus proche voisin est une banque, on comprendra que la population en émoi soit sortie au moins sur le pas de la porte pour voir ce qui se passait.

Pendant ce temps, et en se bouchant les oreilles, les Chron père et fils courraient à la cave pour essayer d’endiguer les décibels, tandis que les Chron femelles,  téléphonaient l’une aux pompiers pour leur expliquer que non, la banque voisine n’était pas attaquée, et l’autre à l’agent immobilier pour lui passer le savon de sa vie. Car la veille, elle, l’agent, avait juré ses grands dieux que le vendeur annulerait l’alarme à partir de 6 heures du matin, le jour de la vente.

Bref, après maintes palabres avec les six officiers de police accourus (5 minutes, montre en main) dans 3 voitures à gyrophares tournant et sirènes déchaînées ajoutant au cataclysme, le calme est rétabli. “Dommage qu’on soit en service” a dit un des policiers en lorgnant vers le Moët et Chandon.

Alors, pour rentrer dans la forteresse, voici comment on doit procéder : d’abord, aller à la porte de derrière et éteindre l‘alarme avec une clé spéciale  qui fonctionne parfaitement, mais la difficulté, c’est de la trouver dans un trousseau de 26 clés, bon, oui, la plupart sont des duplicatas ( duplicati ?) , mais accrochées au même anneau, vous imaginez ?

Ensuite, courir à la porte de devant, et ouvrir les trois serrures avec les trois clés idoines et adéquates. NE PAS OUVRIR LA PORTE ! Recourir à la porte de derrière, retourner une seconde fois la clé d’arrêt de la putain de foutu de truc de m… d‘alarme. Re-recourir à la porte de devant et là, DE-LI-CA-TE-MENT pénétrer dans la maison.

C’EST PAS FINI !

Surtout, NE PAS enlever la clé qui bloque l’alarme à la porte de derrière… oui, bon, vous pouvez rire, y’a de quoi, lol!

Si les voleurs lisent cet article ? Mais on s’en fout, vous ne pensez quand même pas que nous allons garder un truc pareil ? Le temps qu’ils arrivent, ils pourront rentrer sans toute cette gymnastique au pas de course d’une porte à l’autre, tout le système sera annulé. Ouf.

Semaine cruciale, réminiscences and happy valentine !

Attendue depuis la signature de la proposition d’achat le  8 octobre 2011, à 10 :44,  voici enfin la semaine de l’achat proprement dit, la passation de pouvoir, qui se soldera par ce geste ridiculement petit : la remise des clés. Entre temps, vendeurs et acheteurs ont fait comme les marmottes, ils se sont mis en hibernation. Pendant ces quatre mois et une semaine, ce sont les banquiers et les notaires qui ont fait bien ou mal leur travail et personne d’autre n’a à intervenir : les banques donnent leur accord très tôt, dans les 15 jours environ. Les notaires défendent chacun les intérêts de leurs clients et se renvoient les frais de l’un à l’autre jusqu’au moment où ils arrivent à se mettre d’accord.

Maintenant bien réveillés, les acheteurs recevront aujourd’hui le compte détaillé de ce qu’ils doivent faire dans les vingt quatre heures suivantes, demain 11 heures dernier délai puisqu’ils savent déjà que la signature des papiers se fera mercredi 15 février, date qu’ils ont eux-mêmes choisie, dans les bureaux de la banque centrale, à Albany.

Ils ont confirmé pour aujourd’hui 13 heures la visite (walk through) de la maison avant achat, visite importante pendant laquelle l’acheteur va noter tout ce qui  est dans la maison, jusqu’au plus petit rideau, ampoule électrique ou appareil ménager. Ceci pour éviter la sorte de mésaventure  vécue par la Chron lorsqu’elle a pris possession de sa dernière maison française, dans le Languedoc, en l’an 2000.

C’était une grande, vieille et charmante maison de chez nous, battue des vents en haut d’une colline, toute blondeur et tuiles roses, avec un grand jardin  dans lequel on descendait après avoir traversé la terrasse. Cette terrasse, pavée de vieux carrelages rouges, était une des choses qui avait accroché l’œil de Mr. Chron la première fois qu’il l’avait vue.  L’agent immobilier avait expliqué que les carrelages n’étaient pas scellés, mais simplement posés sur un lit de sable, et que considérant le mauvais état du matériau, il serait très facile de les enlever pour les remplacer. Le Chron male avait réprimé un haut-le-cœur d’indignation, et s’était contenté de sourire.

Un matin, quatre ou cinq jours après la vente, et alors que Les Chrons males et femelles prennent leur petit déjeuner, ils entendent un bruit de pioche qui ne trompe pas : quelqu’un est en train de démolir quelque chose à quelques mètres de leur cuisine. C’est l’ancien propriétaire accompagné de ses deux fils qui charge dans une carriole a bras les briques de la terrasse, laquelle n’est  plus qu’un chantier de gravas, sable et briques brisées.

La gueulante bilingue poussée par Monsieur Chron ce matin là est restée dans les annales,  ainsi que la mauvaise relation qui s’en est suivie entre l’ex propriétaire, également voisin, et la famille Chron. Il a fallu replacer les dalles mais la magie de la fameuse terrasse avait disparu. Il en faut peu, parfois, pour rompre le charme.

Donc, ce matin, passage obligé chez l’attorney pour les dernières  “figures” arithmétiques ; passage obligé à la banque pour faire établir les chèques vérifiés ; et à 13 heures, visite de la maison blanche avant  achat .

Ce soir ? Mais on fête la Saint Valentin, comme tout le monde  J

Happy Valentine, everyone, with lot of love!

Du tac à la tuque

Classique tuque canadienne totalement fourrée de duvet d'oie

Moins 17 Celsius, écrit ce matin l’amie de Sainte Hyacinthe ( Québec)  et elle ajoute : c’est pas le moment d’oublier la tuque.

La tuque, déformation québécoise de “toque“, est un bonnet, un chapeau, un passe montagne, un couvre-chef,  un truc en poils et peut-être en plume, va savoir. C’est de toute évidence, LE truc dont  toute personne humaine prétendant vivre au nord de la frontière New-York/Québec ne saurait se passer pendant, bof, disons la plus grande moitié de l’année quand ce sont des années normales : 2012 étant l’exception. Car pour l’amie de St Hyacinthe, “il n’y a pas d’hiver” est un leitmotiv revenant à longueur de semaine depuis novembre 2011. Et les tuques restaient  dans le placard

Jusqu’à ce matin, car il fait – 17 présentement, ouf ! Certainement plus, heu, moins encore au moment où je mets en ligne, soir tombé.

Le Saint Laurent ? Je ne sais pas, mais à ces températures, il est certainement gelé d’un bord à l’autre.  Courage, amis du Québec, encore deux petits mois et on en verra la fin

Verlaine et le Saint Laurent

l'océan gelé à l'embouchure du Saint Laurent

Dans l’interminable

Ennui de la plaine,

La neige incertaine

Luit comme du sable.

Le ciel est de cuivre

Sans lueur aucune,

On croirait voir vivre

Et mourir la lune.

Comme des nuées

Flottent gris les chênes

Des forêts prochaines

Parmi les buées.

Le ciel est de cuivre

Sans lueur aucune.

On croirait voir vivre

Et mourir la lune.

Corneille poussive

Et vous, les loups maigres,

Par ces bises aigres

Quoi donc vous arrive ?

Dans l’interminable

Ennui de la plaine

La neige incertaine

Luit comme du sable.

Zoé et la vieille dame

Le camion roule à vive allure, tirant derrière lui un palan rouillé auquel est accrochée une vieille voiture rousse cahotante et trébuchante. Mathilda a tout juste le temps de sauter sur le bas coté de la rue sans trottoir. Elle peut voir le rire goguenard du conducteur, un type à moustache et casquette bleue. D’instinct, elle se retourne vivement pour essayer de lire le numéro de la plaque minéralogique. Mais le camion est déjà trop loin pour la faible vue de Mathilda.

Au bout de la rue elle remarque un enfant qui pleure, assis au milieu d’ une pelouse mitée. En approchant, elle voit que ce n’est pas un enfant, mais plutôt une très jeune fille, habillée en garçon comme elles le sont toutes,  » et pourtant jolie » , note Mathilda au passage. Elle voudrait bien continuer son chemin sans s’arrêter, mais la vieille dame n’a jamais pu voir quelqu’un pleurer sans essayer d’apporter secours, le plus souvent sans résultat notable. Un vieux réflexe qui vient de loin. C’est plus fort qu’elle :

– Est ce que je peux faire quelque chose pour vous?

Deux yeux bleus, assombris de colère, la foudroient :

– Fout moi la paix, pauvre conne!

Mathilda se remet en marche illico et en silence. Arrivée au tournant de la rue, elle s’aperçoit qu’elle est secouée de haut en bas par un tremblement qui va s’accentuant à chaque pas. La rue est redevenue silencieuse, mais elle entend les mots, résonnant sous les arbres, rebondissant sur le trottoir devant elle, se répercutant d’une maison à l’autre  » … Pauvre conne, fout moi la paix … “

Elle s’arrête net, prend une profonde inspiration, se retourne résolument et revient sur ses pas. L’autre est toujours assise au milieu de l’herbe, et, bouche close, regarde Mathilda approcher.

– Pauvre conne toi même, dit Mathilda posément.

Son tremblement a cessé. Elle poursuit :

– C’est à toi, la voiture ?

La petite jeune fille fait oui avec la tète. Elle dit :

– C’est des sales cons, il me manquait seulement deux mensualités pour finir de la payer.

– Ils font toujours ça.

Mathilda soupire ; elle s’assied dans ce qui reste d’herbe aux cotés de la jeune fille, sans attendre qu’on l’invite.

– Tu vois ce que je veux dire : ils attendent toujours la fin, et ils font des erreurs sur les factures, et tu ne peux pas le prouver, et ils viennent les prendre de nuit, d’habitude.

Elle ajoute :

– Je vois qu’ils se sentent forts, c’est à peine quatre heures en plein après midi, en plein jour. Ils ne manquent pas d’audace.

“Et pourquoi n’es-tu pas à l’école ? “ Elle a pris son air de grand mère, qui ne va pas du tout avec les paroles qu’elle s’entend prononcer.

“ Qu’est ce que ça peut te fou.. “ , commence la petite jeune fille en hurlant presque. Puis elle s’arrête net et reprend d’une voix plus normale, un ton plus bas :

– J’avais pas d’argent pour l’essence, j’ai séché. Je voulais rester là pour empêcher…

– Ca n’a rien empêché du tout, ils l’ont prise quand même.

– Je te dis que c’est des sales cons.

Elles soupirent toutes deux à l’unisson. Mathilda marmonne quelque chose sur les bienfaits de la marche à pied, et la petite jeune fille déclare qu’elle préférerait ne plus revenir à l’école s’il lui faut aller à pied. Ecole où il s’avère que, de toutes façons, tous les gens là-bas aussi sont des sales cons.

-Tous ?, demande Mathilda, légèrement incrédule.

– Oui.

Elle est très affirmative et ne doit pas avoir beaucoup plus que quinze ans. Mathilda réalise soudain qu’elle est un peu trop jeune pour conduire, encore plus pour posséder une voiture, mais ce n’est pas ses oignons, premièrement. Et deuxièmement, c’est pas le point : le point, c’est que les salopards ont une fois de plus fait leur sale boulot merdique, en venant piquer une voiture presque entièrement payée.

Une poubelle pour tout dire.

– Je me demande combien ils vont en tirer, elle paraissait assez mal en point, dit Mathilda

– Elle marche. Mon père y a travaillé dessus tout l’hiver, elle nous a coûté cher pour ce que c’était, mais bon, elle marchait. »

La presque enfant renifle nerveusement. Elle secoue ses cheveux, qu’elle porte longs, touffus, mal coiffés et noirs. Mathilda se lève, l’entretien est terminé.

– Ciao,  dit la petite jeune fille.

See you soon*, dit la vieille dame.  »  Je m’appelle Mathilda.  »

La petite jeune fille ne répond pas.

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* Au revoir, ou On se revoit bientôt

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(En cours d’édition, copies et reproductions interdites)

Les Bijoux de Marie Chabrol

Quand on traverse le web en coup de vent on risque de passer à coté de fort jolies choses,  comme, par exemple, les pierres précieuses, les ivoires, les diamants et les perles de Marie Chabrol

Marie est installée en France, dans l’Est, à Nancy.  Elle n’est pas bijoutière, elle est plus que cela. Elle ne se contente pas de vendre les bijoux, elle les aime, elle les crée, les nettoie, les embellie, les transforme, les répare : Marie est la grande magicienne du précieux.

Quelques-unes de ses créations : Cliquez sur les images pour les agrandir.

Collier de perles d'eau douce

Bague Tanzanite

Bracelet perles fines et rubis

Remise à neuf, réparations :

Restoration boite ancienne avant

Restoration boite ancienne après

Restoration ivoire, avant

Ivoire restoré, après

Réparation et restoration bague ancienne, avant

Bague ancienne restorée et nettoyée par Marie Chabrol

 

Cerise sur le gâteau : Marie est aussi une délicieuse jeune femme pleine d’énergie et de rêves, de connaissances et d’humilité. Elle possède cette vertu qui devient de plus en plus rare : le sens de l’amitié.

IL faut visiter le bloc de Marie Chabrol, et si vous habitez Nancy ou si vous passez par là, il faut lui rendre visite de visu.

Bons bizjoux  de Nancy !

Maison Blanche : rebours et débours

Donc, c’est le compte à rebours : 5,4,3,2 …

Compte aussi à débours le jour du closing :

1) 10 % du prix de la maison = 7,600

2) les frais bancaires  = $2,050 ; oui, on vous dit partout qu’il n’y a PAS de closing cost mais ne soyez pas naïfs, s’y’ou plait : il y en a.

3) les honoraires du notaire    = + ou – $600. Le nôtre, ce gangster, se fait payer à l’heure, on va s’amuser quand on recevra la facture à $200/l’heure.

4) l’assurance incendie et autres dégâts ou binder insurance = entre 400 et 600 l’an pour une maison comme la Maison Blanche

5) les frais divers pour récupérer l’historique officiel de la maison, depuis sa construction. Document appelé indifféremment abstract” ou “title : comptez entre 600 et 1.000 dollars.

6) vous devrez aussi rembourser au vendeur la part de taxes immobilières qu’il a déjà réglé à la ville et au county. Les taxes immobilières sont réglées tous les 3 mois,  le propriétaire actuel a donc réglé entre 800 et 1200 dollars pour janvier, février et mars. En signant le 15 février, c’est-à-dire eu milieu exactement de la période réglée, les Chrons devront régler ½ des taxes, soient entre 400 et 600 $

Plus les autres menus frais qui ne manqueront pas de faire surface et dont on se demande toujours  comment ils peuvent naitre dans les cerveaux pervers des banquiers et autres financier . Total = $11.650 à régler par cashier ou bank check – ni cash, ni cartes de crédit, ni chèques personnels. Arrondissons à douze mille et n’en parlons plus.

Fiston Kit Chron et sa jeune épouse Elaine ont exprimé le désir d’assister à la cérémonie du closing, pour se mettre dans le bain car ils vont se lancer dans l’achat de leur première maison  dans les douze mois qui viennent. Quand on sait qu’ils paient actuellement $850 pour leur 4 pièces ( 2 ch, bureau, séjour) en location, on ne peut que les encourager à profiter des prix très bas des maisons en ce début d’année 2012.  Pour les aider, Mr Chron leur a offert de venir habiter gratuitement pendant un an dans l’appartement libéré dans la Maison Bleue : ils économiseront ainsi le down payment. (850 x 12 = la jolie somme de $10.200, et oui, on s’en rend pas compte, mais … hein ?)

Résultat ?  En Mars,  on va se payer le luxe de DEUX déménagements, le nôtre le second week-end, et celui de Kit et Elaine le troisième week-end.

Quand je vous dis que Mars c’est le mois des fous ! C’est d’ailleurs prouvé, puisque, en plus, c’est le mois de l’anniversaire de la Chron.

On n’a pas fini de rigoler !

Maison Blanche : le terrain

 

La Maison Blanche – pas celle de Washington, dont nous n’avons que faire, mais  l’autre, celle de la Chron — se rapproche de plus en plus, au figuré bien entendu . Quoique ce pourrait être aussi au propre, entendu que dans la seule journée d’hier la Chron a  remarqué deux, oui deux  déménagements d’énormes maisons, en préparation dans sa petite ville et ça va faire des dégâts où ça passe, because souvent les maisons sont plus larges que les ponts qu’on veut leur faire traverser. “Les maisons sont plus larges que les ponts”,  ce serait un beau titre de livre, je sais : de plus, c’est la vérité vrai. Donc, pour transbahuter une maison  d’un endroit dans un autre, on te dit : “ C’est facile”. Ouais, faut pas les croire.

Donc, la Maison Blanche se rapproche. La date, la remise des clés, la/les signature(s), la passation de pouvoir, l’émotion, ce sera  dans maintenant 4 jours. QUATRE jours, oui, mercredi 15 février, le lendemain de la Saint Valentin. On a pensé que ça ferait un beau cadeau cette année, non ?  A la place des roses  et des chocolats, hein ?

Pour la remettre en mémoire, quelques notes : elle est située dans une petite ville traversée par la rivière des Mohicans. Cette petite ville a failli avoir l’insigne honneur d’être la capitale de l’état de New York, mais elle a cédé le terrain devant l‘avancée économique rapide d’Albany, située sur le Hudson River, et donc en voie directe avec Manhattan.

Le quartier est calme, tranquille, arboré, en haut d’une colline douce. Le terrain est à l’angle d’une rue et d’un boulevard. La Chron a un faible pour les boulevards américains, (Parkway) larges, à deux voies de chaque coté, séparées par des arbres et des  fleurs, la Maison Bleue en témoigne.

Ce terrain mesure grosso modo 90 pieds par 90 pieds environ,  ce qui nous donne en langage humain français 32 m x 32 m, pour une superficie de 1.024 mètres carrés. C’est un double-lot, ou double terrain à bâtir. Difficile à trouver dans les cœurs des villes, et quand on en trouve un, y sauter dessus. Et plein sud et ouest. Tout à faire dans ce terrain, qui est recouvert d’herbe scrupuleusement tondue tous les samedis (sauf en hiver) par le propriétaire actuel, un vieux monsieur qui vit seul dans cette grande baraque avec ses deux chats. Vivait : il a déménagé le mois dernier pour un appartement plus petit et  moins pesant à entretenir.

Personne ne sait s’il a pu prendre les chats.

( à suivre )

Etranger au Paradis

(amicalement dédié à Ariana qui m’en a donné l’idée,

et à Patricia qui m’en a parlé avant-hier)

Nous expats avons laissé au pays des gens. Toutes sortes de gens. Une souffrance toujours, et n’ayons pas peur des mots : un arrachement, souvent.

Ces gens, loin de nous, continuent de vivre. C’est le loin de nous qui a du mal à passer. Nous aussi vivons, loin d’eux. Le téléphone, les mails, les lettres, les blocs, les visites, oui, il y a ces cinq moyens modernes de nous retrouver, de les retrouver, en mots  pour les quatre premiers, en chair et en os pour le dernier. Si nous nous retournons vers le passé, dans ce temps pas si lointain où les gens traversaient l’Atlantique dans un seul sens en sachant parfaitement qu’ils ne le traverseraient plus jamais dans l’autre, le vertige nous gagne : comment ont-ils pu faire ?  Si nous avions vécu en ce temps-là, sachant que nous ne reverrions jamais ces gens que nous laissions sur la rive, aurions-nous eu le courage de les quitter ?

Ne jamais les revoir, c’est le couperet. On n’emporte pas les gens avec soi dans la valise. On croit les emporter dans nos mémoires, mais au bout de quelques mois, si on ferme les yeux, leur image nous fuit. Donc, les visites sont indispensables, que ce soient eux qui viennent nous voir, ou que ce soit nous qui retraverserons l’Atlantique et reviendrons au pays. Mais à quel prix, et comment ? Et combien de fois ?

Au vingt-et-unième siècle, on embarque loin de nos gens, avion ou bateau, avec l’illusion d’un retour proche : une fois dans l’autre pays, nous faisons en sorte que cette illusion devienne réalité, et il faut se cramponner, d’autant plus que les compagnies aériennes n’ont que faire de nos états d’âme ni de celui de nos portefeuilles. Une petite étude ce matin : un New-York/Paris, Air France, aller/retour, pour une personne = 897 $ ( départ 15  mars, retour 15 avril) Pour une famille de trois, c’est $2,691 plus les taxes et autres calamités. Ne nous leurrons point : peu de familles pourront s’offrir de telles vacances dès la première année. Peut-être la seconde ? Mais il y a la maison, ou la voiture, ou les études de l’ainé, ou la santé, ou tout simplement le boulot. Mais la troisième année, en poussant et en tirant et en  ne mangeant que des pates pendant les ¾ de chaque mois,  oui c‘est décidé, on “rentre“ en France ( en Belgique, en Suisse, au Maroc, etc.).  Au moins pour un mois de vacances. Et là encore,q quand on a pris la mesure des vacances annuelles octroyées par les compagnies américaines, on déchante vite. Nous y reviendrons.

Mais trois ans avant de pouvoir le réaliser, c’est long. On ronge son frein pendant ce temps. On se téléphone pendant des heures, on voudrait tout dire, tout faire passer. Puis on raccroche et le silence est hostile, tout est gris et noir, il fait froid soudain, ces ”gens” avec qui on n’a pas toujours eu les meilleures relations nous manquent au point que nous nous surprenons parfois en larmes,  et je ne parle pas ici uniquement des expats de sexe faible.

“ C’est un peu comme si j’étais partie sur la Lune” confie Patricia, 21 ans, heureuse et amoureuse,  mariée depuis deux ans avec l’homme de sa vie. Lequel n’a rien eu de plus pressé à faire que de la ramener dans son pays à lui. Because l’amour, c’est bien beau, mais faut manger aussi : nous en sommes tous là, que nous l’acceptions ou non. Patricia  ne travaille pas, attend un bébé pour juin prochain, aménage dans une jolie maison qu’elle décore gentiment, passe ses journées attendre son cher et tendre, tout en passant de longues heures au téléphone avec sa mère, ses tantes, ses sœurs et ses copines de Rennes.

“ Puis je raccroche et c’est comme tu dis”. Beaucoup de tristesse dans ces quelques mots. “ Et là, cette année, avec le bébé, je ne pourrais pas y aller. Peut-être même l’an prochain … “

Pas le courage de lui dire que ce n’est pas la solution. Pas le courage de lui dire qu’il faut choisir, un jour et qu’on ne peut tout avoir.

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Nous avons laissé là bas des gens qui nous touchent de près, famille, amis. Ariana me parlait aussi des autres, pas seulement la famille, pas seulement les amis chers, mais aussi ces gens que nous ne connaissons pas, à qui nous ne parlons pas, et que nous croisons, pardon, croisions sur les trottoirs, tu sais, ceux  qui marchent vers nous  et nous sourient, ceux qui s’arrêtent pour un renseignement, ceux qui nous demandent l’heure, la caissière à Carrefour, le conducteur de bus, tous ceux qui parlent notre langage, et boivent le même soleil, celui qui brille chez nous. Les gens de chez nous, quoi.

Et puis, un jour, plus tard, en marchant dans les rues de notre ville américaine, on rencontrera le regard des gens d’ici, on sourira et ils répondront, et c’est alors que nous saurons que nous avons retrouvé des gens, que le cercle est rond, que la chaine est reconstituée et que nous ne sommes plus étrangers au paradis, Ariana.

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Ici, le témoignage de Cara, qui, de Suisse, est partie s’installer avec sa famille aux Iles Maurice :http://c-est-reparti.blogspot.com/2012/01/de-retour.html

Au coin du feu, à Kennebunkport

Il y a des challenges intéressant, comme, par exemple, essayer de suivre un writting workshop dans le Maine, en hiver car même doux, l’hiver, c’est l’hiver et le Maine c’est froid.  Ensuite, il y a la question du langage qui s’est avérée cruciale, mais ô miracle, tout le monde a fait un effort de taille. Une expérience heureuse, enrichissante sur le plan humain, et un exercice de second langage qui vaut son pesant d’encre.

Le second jour, en guise de récréation au coin du feu – parce que faut le dire :  les ateliers d’écriture made in Maine sont de qualité quatre étoiles sur le plan confort –  la discussion du soir portait sur  : “ Pourquoi utiliser des pseudos ?” La Chron a été immédiatement propulsée en arrière de quelques huit années à vitesse Time Machine, dans un temps où ses nombreux pseudos n’avaient déclenché que menaces et brouhahas dans une autre atelier d’écriture, celui-ci français et online.  Depuis, le mot seul a des allures de feuilles d’orties. Elle s’attendait au pire et se recroquevillait dans son fauteuil, quand, ô miracle, le pseudo made in USA a fait l’unanimité : oui au pseudo, surtout au début, quand on n’est pas encore très sûr de la qualité de ce que nous écrivons. Ouf !

Faut-il en conclure que lorsque l’auteur n’utilise plus de pseudo il ou elle a atteint un stade d’assurance et de certitude vis a vis de sa production de mots ? l’enquète ne le dit pas.

Voici les réponses à la question posée  plus haut :

 oui, le pseudo est nécessaire

– Pour séparer la personne privée de l’écrivain

– Parce que quelqu’un publie déjà sous le même nom

– Pour changer de sexe ( grands rires, mais pourtant c’est très sérieux, surtout avant l’arrivée des femmes au pouvoir, a dit quelqu’un dans l’assistance.. Voir George Sand, pour nous Français)

– Pour éviter d’utiliser un nom légal que l’auteur juge ridicule ou n’aime pas, pour raisons personnelles.

– Parce que l’auteur ne tient pas à ce que les autres membres de sa famille sachent qu’il ou elle écrit.

– Pour rester très libres dans ce que l’auteur veut dire, et pour qu’il ou elle puisse aller aussi loin qu’il veut.

– Pour publier chez divers éditeurs tout en réservant le contrat d’exclusivité  liant parfois l’auteur à l’éditeur.

– Pour diversifier l’œuvre si elle couvre des genres différents : voyage, romance, poésie, histoire, etc..

– Pour cause de production abondante

– Pour publier plusieurs textes dans une même revue ou magazine .

– Pour raisons politiques.

– Pour monter un canular.

Et vous, pseudos, vous êtes pour  ou contre ?

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Pour plus d’informations sur les writing workshops près de chez vous : http://www.newpages.com/writing-conferences/

Y’en a plein en Alabama, Ariana !!!