Au coin du feu, à Kennebunkport

Il y a des challenges intéressant, comme, par exemple, essayer de suivre un writting workshop dans le Maine, en hiver car même doux, l’hiver, c’est l’hiver et le Maine c’est froid.  Ensuite, il y a la question du langage qui s’est avérée cruciale, mais ô miracle, tout le monde a fait un effort de taille. Une expérience heureuse, enrichissante sur le plan humain, et un exercice de second langage qui vaut son pesant d’encre.

Le second jour, en guise de récréation au coin du feu – parce que faut le dire :  les ateliers d’écriture made in Maine sont de qualité quatre étoiles sur le plan confort –  la discussion du soir portait sur  : “ Pourquoi utiliser des pseudos ?” La Chron a été immédiatement propulsée en arrière de quelques huit années à vitesse Time Machine, dans un temps où ses nombreux pseudos n’avaient déclenché que menaces et brouhahas dans une autre atelier d’écriture, celui-ci français et online.  Depuis, le mot seul a des allures de feuilles d’orties. Elle s’attendait au pire et se recroquevillait dans son fauteuil, quand, ô miracle, le pseudo made in USA a fait l’unanimité : oui au pseudo, surtout au début, quand on n’est pas encore très sûr de la qualité de ce que nous écrivons. Ouf !

Faut-il en conclure que lorsque l’auteur n’utilise plus de pseudo il ou elle a atteint un stade d’assurance et de certitude vis a vis de sa production de mots ? l’enquète ne le dit pas.

Voici les réponses à la question posée  plus haut :

 oui, le pseudo est nécessaire

– Pour séparer la personne privée de l’écrivain

– Parce que quelqu’un publie déjà sous le même nom

– Pour changer de sexe ( grands rires, mais pourtant c’est très sérieux, surtout avant l’arrivée des femmes au pouvoir, a dit quelqu’un dans l’assistance.. Voir George Sand, pour nous Français)

– Pour éviter d’utiliser un nom légal que l’auteur juge ridicule ou n’aime pas, pour raisons personnelles.

– Parce que l’auteur ne tient pas à ce que les autres membres de sa famille sachent qu’il ou elle écrit.

– Pour rester très libres dans ce que l’auteur veut dire, et pour qu’il ou elle puisse aller aussi loin qu’il veut.

– Pour publier chez divers éditeurs tout en réservant le contrat d’exclusivité  liant parfois l’auteur à l’éditeur.

– Pour diversifier l’œuvre si elle couvre des genres différents : voyage, romance, poésie, histoire, etc..

– Pour cause de production abondante

– Pour publier plusieurs textes dans une même revue ou magazine .

– Pour raisons politiques.

– Pour monter un canular.

Et vous, pseudos, vous êtes pour  ou contre ?

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Pour plus d’informations sur les writing workshops près de chez vous : http://www.newpages.com/writing-conferences/

Y’en a plein en Alabama, Ariana !!!