Du panelling et comment s’en passer.

ça n’a pas l’air comme ça, mais ce « sera » le bureau … 😉

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Jimidi ne connait pas le panelling, ce truc infâme qui a fait fureur pendant au moins trente ans dans la décoration américaine. Si tu achètes une maison construite avant 1980, tu es sûr de trouver au moins une pièce dont les murs sont recouverts de panelling.

Mais c’est quoi cette bête ?

Ce sont des panneaux rigides ou semi rigides, anciennement en bois, mais que l’on trouve maintenant dans des composants plastiques, hélas, et amalgamés. Super minces, ils s’appliquent sur les murs intérieurs et n’ont d’autre effet que décoratifs. En vérité, ce sont des cache-misère, ils dissimulent les imperfections des murs et cloisons. Quand on saura que le plâtrage traditionnel n’existe plus aux USA depuis belle et vilaine lurette, on comprendra mieux le besoin de ces panneaux.

Le procédé du panelling – recouvrir les murs intérieurs avec des panneaux de bois – existe depuis la haute antiquité si nous en croyons Vikipedia-ki-cé-tout. Il s’agissait alors de bois précieux, sculpté, et parfois odorant. On n’en est plus là au bout de vingt siècles.

Ajoutons à ceci que, il y a trente ou quarante ans, la grande mode était aux pièces sombres. Poussant le vice jusqu’à son extrême, Ils ( qui qui ?) ont remplacé les fenêtres des deux petites chambre du rez-de-chaussée, ET de la cuisine ( oui, vous lisez bien !) par des sortes de trucs qu’ils ont dû racheter au rabais lors de la démolition d’une prison, finestrous de cellules haut perchés et réfractaires à toute tentative de fuite par leur exigüité. De plus, elles ont nos fameux moustiquaires, savez ? Mais elles fonctionnent très bien, je veux dire : elles S’OUVRENT, heureuse surprise dans une vieille maison.

Réfractaire aussi, ces finestrous, à toute entrée dans la maison, mais nous, Monsieur Chron et moi, on s’en fout, on n’a peur de rien : donc, sur la liste des choses à faire d’urgence, re-remplacer ces fenêtres par des normales les plus grandes possibles.

Retour au panelling, et d’abord, le bureau : c’est une pièce située à l’angle est, avec une de ces fenêtres ouvrant sur le jardin plein sud et, pour accentuer l’aspect pénitentiaire, les murs sont recouvert de panelling marron sombre sur trois cotés. Ca donne ceci :

Comme le propriétaire de ce temps là ne lésinait pas sur le matériau employé, c’est du “beau” panelling, et bien posé, le bougre. Résultat : ça va nous couter des jours de sueurs et chapelets de jurons pour nous en débarrasser. S’il ne nous faut pas un marteau piqueur …

On pourrait les peindre ? Oui, c’est ce que j’ai fait à la maison bleue, mais c’est du pis aller, le résultat est décevant, il faut combler les rainures de chaque panneaux avec de l’enduit avant de peindre, bref, too much time consuming. Tapisser, peut-être ?

Le seul avantage du panelling, et il est de taille par nos temps de disette énergétiques : lorsqu’il est bien posé, c’est un excellent isolant thermique et acoustique.

Le panelling a ses adeptes irréductibles. On leur offre des variations à l’infinie,  du faux marbre aux fausses pierres, fausses briques, en toutes couleurs et formes, toujours dans les dimensions de 4’ x 8’ (1.20 m x 2.40 m).

Cout :

– la plaque de 4 x 8 ( pieds) soit environ 1,20 m x 2,40 m en vrai bois ( waimscoat) 100% se trouve à Home Depot pour $79.90 la plaque
– Même dimension, GP Williams, $10.97 la plaque , toujours à Home Depot