Mal-heur

Il y a des jours comme aujourd’hui, avec des trop.

Trop de ce tout qui est l’envers du pas assez. On déprimerait vite à ce rythme, mais non. Il y a les garde-fous du passé, de l’histoire, des années mortes. Les rambardes de la camarde, les balustrades à Monte-Carlo, et les récifs dessous, aiguisés, malveillants.

Des jours comme aujourd’hui qu’on voudrait ne pas vivre et qui seront demain finis, ombre des heures loin de tout .

On voudrait donner ces jours. Les porter à quelqu’un, et s’en débarrasser. Le premier venu fera l’affaire, il reçoit la surcharge. La première hirondelle  s’enfuyant en zébrant le ciel de son vol  dru.

Il y a des jours comme aujourd’hui  lisses et pleins de choses lourdes. Tout ce que nous savions sans prononcer, les mots maudits, maladie, amours mortes,  suicide, divorce, échec ou pauvreté. Des jours lourds plein de trop qu’il nous faut déverser.