Puérilité

Puéril, voici le mot qui me vient à l’esprit ce matin, après lecture de certain article sur le carnet d’un imbécile qui sévit dans la prose francophone, et plus spécialement sur ce que nous appelions “la toile“ il y a des années lumières. Quand il râge, sa prose devient sans consistance, assomante, sans intérêt. C’est de l’écriture de l’enfant rageur et mal élevé. Niveau sept ans.

 Puéril, mais sans charme ; enfantin,  mais sans grâce. Puéril dans ce que ce mot contient de limité, petit, mal formé.

 Mesquin.

 C’est la faute au net : sur l’écran, on veut tout dire parce qu’on le peut, et impunément ; encore pour quelques mois, ou années. Il faut en profiter, cette impunité ne durera pas : vous avez vu la liberté d’expression durer plus qu’une décennie, vous ? Sans échafaud pour trancher dedans ?

En attendant, les textes puérils, enfantins, sans charme et sans grâce fleurissent encore ici et la. Des auteurs dont les textes ne dépassent pas le niveau du cours élémentaire dans leur forme  ni dans leur fond, je donne un coup de pied dans un réverbère et il en tombe une douzaine – non, pardon : je clique sur Google et j’en trouve deux millions. Francophones. Et c’est ici que je suis triste. Dans le fait de les lire dans ma langue maternelle, celle de Voltaire, de Molière, et de Françoise Sagan. Si encore ils étaient écrits en anglais !

 Sagan, je vais revenir vers elle et reprendre un de ses livres, pour me laver de toute la petitesse que j’ai survolé ce matin en cherchant le mot “Anniversaire” sur Google.

 Happy birthday to you, too, baby !

Heureusement, les adultes écrivent aussi : je le sais, j’en ai rencontré.

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ps : attention, cet article vise uniquement les textes à caractère calomnieux qui me prennent pour cible. L’auteur s’y reconnaitra.

note : même jour, 16:52 US n/ 22 h 52 FR : il  s’y est reconnu et a effacé son énième sottise : ça rentrera peut-être, finalement, quand il aura passé le stade de l’adolescence ?