Maison Blanche : le terrain

 

La Maison Blanche – pas celle de Washington, dont nous n’avons que faire, mais  l’autre, celle de la Chron — se rapproche de plus en plus, au figuré bien entendu . Quoique ce pourrait être aussi au propre, entendu que dans la seule journée d’hier la Chron a  remarqué deux, oui deux  déménagements d’énormes maisons, en préparation dans sa petite ville et ça va faire des dégâts où ça passe, because souvent les maisons sont plus larges que les ponts qu’on veut leur faire traverser. “Les maisons sont plus larges que les ponts”,  ce serait un beau titre de livre, je sais : de plus, c’est la vérité vrai. Donc, pour transbahuter une maison  d’un endroit dans un autre, on te dit : “ C’est facile”. Ouais, faut pas les croire.

Donc, la Maison Blanche se rapproche. La date, la remise des clés, la/les signature(s), la passation de pouvoir, l’émotion, ce sera  dans maintenant 4 jours. QUATRE jours, oui, mercredi 15 février, le lendemain de la Saint Valentin. On a pensé que ça ferait un beau cadeau cette année, non ?  A la place des roses  et des chocolats, hein ?

Pour la remettre en mémoire, quelques notes : elle est située dans une petite ville traversée par la rivière des Mohicans. Cette petite ville a failli avoir l’insigne honneur d’être la capitale de l’état de New York, mais elle a cédé le terrain devant l‘avancée économique rapide d’Albany, située sur le Hudson River, et donc en voie directe avec Manhattan.

Le quartier est calme, tranquille, arboré, en haut d’une colline douce. Le terrain est à l’angle d’une rue et d’un boulevard. La Chron a un faible pour les boulevards américains, (Parkway) larges, à deux voies de chaque coté, séparées par des arbres et des  fleurs, la Maison Bleue en témoigne.

Ce terrain mesure grosso modo 90 pieds par 90 pieds environ,  ce qui nous donne en langage humain français 32 m x 32 m, pour une superficie de 1.024 mètres carrés. C’est un double-lot, ou double terrain à bâtir. Difficile à trouver dans les cœurs des villes, et quand on en trouve un, y sauter dessus. Et plein sud et ouest. Tout à faire dans ce terrain, qui est recouvert d’herbe scrupuleusement tondue tous les samedis (sauf en hiver) par le propriétaire actuel, un vieux monsieur qui vit seul dans cette grande baraque avec ses deux chats. Vivait : il a déménagé le mois dernier pour un appartement plus petit et  moins pesant à entretenir.

Personne ne sait s’il a pu prendre les chats.

( à suivre )

Les snickerdoodles

Un cookie qui mérite bien son nom : délicieux et hyper facile : il arrive en boite, z’avez qu’à ajouter un oeuf entier et un stick de beurre ramolli, et hop, enfourner sur plaque même pas beurrée, l’enfance de l’art. Cuisson à 375, 10 minutes parce que les gens de la Chron aiment les cookies bien dorés. Sinon, dès que les bords du snickerdoodle sont  dores, environ 8 minutes.

Fameux avec le chocolat chaud, ou le thé.

La Chron a testé pour vous les snickerdoodle de KRUSTEAZ,  et remplacé le cinnamon par du chocolat, bien entendu. De l’avis de tout le monde, parfait !

C’est nous qu’on est les gourmandes

Oui, gourmande. Et têtue comme un âne rouge, la Chron, deux défauts qui se complètent et donnent, au bout d’une demi douzaine d’essais, des résultats surprenants. Comme, par exemple, la série “macaron” qui s’est soldée hier par une mare au milieu de la cuisine. Et pourquoi ?
Parce que, Madame, parce que, voilà pourquoi !
Les macarons, ils ont bien cuits, ils étaient – sont encore – parfaits, mais …… indécollables de sur la feuille de papier parchemin.
Ils résistent à tout, ces saletés, j’en ai émietté quatre, en essayant de les soulever « délicatement” à la pointe de mon couteau le plus acéré, mais bernique : ils se décollent du milieu, mais le papier autour du cookie, sur les bords, c’est un sceau de qualité supérieure.

Epuisée, au bord des larmes, la Chron a finalement et subitement pensé au conseil de Tatie Suzie, qui disait : “ Pour décoller les biscuits attachés au papier parchemin, tu prends ½ verre d’eau froide, tu soulèves la feuille et tu verses l’eau sur la plaque, puis tu remets la feuille en place et tu attends 1 minute : les cookies se décollent alors très facilement.

Ça a l’air barbare, comme ça, mais essayez, vous verrez : ça marche très bien, oui, oui.

Alors, la recette des macarons au chocolat :

200 gr de sucre glace
125 gr de poudre d’amande
2 cuillerées de chocolat
3 blancs d’œufs

Mélanger le sucre glace, la poudre d’amandes et le chocolat dans un grand bol.
Monter les blancs en neige très ferme et les mélanger aux ingrédients secs ci-dessus, en les additionnant par petites quantités au moyen d’une spatule ( une “Maryse” )
Placer une feuille de papier sulfurise sur la plaque a biscuits. Mettre la pate a macaron sur plaque, a l’aide de deux petites cuillères, en mettre peu, environ ¾ de petite cuillère par macaron. Les espacer de 5 cm car ils vont s’étaler.
Laisser la plaque reposer pendant 30 minutes environ
Allumer le four à 300 F.
Enfourner la plaque pendant 15 minutes.
Sortir les cookies, les laisser refroidir 5 à 8 minutes – et puis, hop, séance décollage ( verre d’eau, etc.. ) et il ne vous restera plus qu’à faire la ganache ( au chocolat blanc pour les macarons au chocolat – ou au chocolat noir pour les macarons au naturel ) et coller les macarons deux par deux avec la ganache choisie, en sandwich.
Ils disent que les macarons se conservent même au congélateur – je n’ai pas essayé.

Ah, oui, la mare : j’ai simplement oublié que j’avais versé la valeur d’un demi verre d’eau dans la plaque ; mais comment un demi verre d’eau peut-il faire de tels dégâts lorsque renversé par mégarde sur le carrelage, le mystère reste entier ? Vous me direz, fallait pas glisser dessus en courant, fallait porter des chaussures antidérapantes, c’est vrai, mais ..

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La Chron, en béquillée pour la journée.

Caramel Icing

Holidays caramel cake

 

De Kathryn Sackett, ( The help) :

Never Fail Creamy Caramel Icing

2 1/2 c. sugar
1 slightly beaten egg
1 stick of butter
3/4 c. milk
1 t. vanilla

Melt 1/2 cup of sugar in iron skillet slowly, until brown and runny. Mix egg, butter, remaining sugar, and milk in a saucepan and cook over a low flame until butter melts. Turn the heat up to medium and add the browned sugar. Cook until it reaches the soft ball stage or until mixture leaves sides of pan. This takes about 10 minutes. Remove from fire, let cool slightly, and add vanilla. Beat until right consistency to spread. If it gets too thick add a little cream. This will ice a 2 layer cake.

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Le problème de la Chron : n’ayant jamais mangé de Creamy Caramel Icing, je pense que j’ai trop cuit  l’ensemble : bizarrement, une partie du caramel est resté collant ( impossible à manger sans se faire les plus belles caries du monde !) mais .. MAIS le centre est devenu tendre et excellent .. Ressemble à du fudge .

A refaire, et il y aura photos.

Les proportions sont bonnes, semble-t-il. C’est juste de temps de cuisson qui nous manque.

Rester gourmets en Amérique

Ce cher Rockwell a immortalisé la tradition de la dinde rôtie

On lit, deci delà, des articles  qui se veulent humoristiques sur la mauvaise qualité de la nourriture aux USA. Il est donc nécessaire d’en parler : manger, n’est-ce point la première condition pour la continuité historique ? Et puis, on ne mange pas ici plus mal qu’ailleurs. On mange, point. Mais comment rester gourmet en Amérique ? Pas facile.

D’abord, ici comme partout dans le monde,  la nourriture varie avec les saisons. Enfin, pas tous, évidemment :  un Mc Do de janvier, et un McDo d’aout, c’est du pareil au même. Mais justement, les gens du coin, l’habitant, l’autochtone, le natif, ne se nourrissent pas exclusivement de McDo.

( Qui s’en nourrit exclusivement, alors ?  La Chron reviendra sur cette bonne question qui a son importance – et qui est fort triste.)

La Parisienne, qui est établie à New York,  a gardé de son village une curiosité de fouine pour tout ce qui se mange. Elle a testé pour nous le fin du fin en matière de chocolat : le chocolat au bacon. On peut lire ici ses conclusions de l’expérience.

Et pour nous, une rubrique supplémentaire dans la catégorie « aujourd’hui » : Manger, an 2000