La très-simple manière d’accommoder les magrets

1 magret pour 2 personnes

sel, poivre

1 poêle avec ou sans revêtement antiadhésif ( je n’utilise pas de poêle tefal, flon ni autres, mais c’est ton choix et chacun ses goûts)

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D’abord, à la pointe du couteau, tu quadrilles le coté peau du magret

Puis tu fais dorer le coté quadrillé à feu doux pendant 10 minutes environ, en surveillant pour que la graisse du canard ne brûle pas.

Tu enlèves la graisse fondue ( j’en enlève environ les 3/4 ) tu retournes le magret et tu fais cuire l’autre coté pendant 5 minutes si tu l’aimes saignant, ou pendant 8 minutes si tu l’aimes plus cuit.

A ce moment-là tu retires la poêle du feu. Tu sales, tu poivres. Tu recouvres la poêle  d’une feuille d’alu assez large pour pouvoir fermer la poêle hermétiquement.

Tu laisses reposer le magrets pendant 5 minutes dans la poêle fermée.

Pour servir, tu tranches de belles aiguillettes dans le sens de la longueur, ou des tranches fines dans le sens de la largeur

Des pommes fruits sautées feront merveille en accompagnement.

Et ce soir, leçon de magret, ouille, ouille ouille

ouille, ouille ouille !

Ils sont beaux, une livre chacun, j’en ai pris deux, on en aura 1/2 chacun, avec petite pommes de terre et haricots verts très fins – c’est fait, les z’haricots sont cuits. Les pommes de terre ce sera au moment. juste a l’anglaise, on ne vas pas surcharger notre foie avec des graisses supplémentaires.

Dessert : des petits figues confites avec glace au caramel. Là encore, c’est une innovation. Je ne sais pas si ce sera du gout de mon invitée, mais je sais que ce sera du nôtre !

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C’est quoi, un shut-down ?

Nous en vivons un depuis hier, mais c’est quoi en réalité – je veux dire, loin des exclamations alarmistes de nos médias ?

En politique américaine, un government shut-down ( fermeture du gouvernement) signifie la mise en place de la situation suivante : par vote, le Congress refuse de donner au gouvernement fédéral  l’autorisation d’utiliser certains budgets pour laisser ce gouvernement  opérationnel : en d’autres termes, les fonds sont bloqués.

Habituellement, lors d’un shut-down, le Congress laisse le gouvernement fédéral  continuer ses services importants ( retraites, santé, aides sociales, armée, éducation…) mais à partir du moment où le Congres peut annihiler toutes les dépenses, il n’y a aucune lois protégeant le gouvernement américain contre l’interdiction de dépenses  fédérales. Si les opposants du Président arrivent à cet extrême, ce sera le blocage total de toute la vie de la nation.

Toutefois, les services fédéraux qui peuvent continuer  pour un certain temps après un shut-down sont les suivants :

  • la météo nationale
  • les services médicaux dans les hôpitaux fédéraux
  • l’armée
  • le trafic aérien
  • le système pénal

Sous les présidences Ford et Carter, 6 shut-down partiels ont affecté  les départements du travail et de la sante, l’éducation, et les services sociaux. Ces shut-down partiels avaient pour point de départ les débats  sur la prise en charge  fédérale des avortements. Ils ont duré de 8 à 18 jours.

Pendant la présidence Reagan, il y a eu 8  gouvernements shut-down,  qui ont duré de 1 à 3 jours,  et dont la cause principale était liée aux déficits budgétaires.

Toujours pour raison de déficit budgétaire, il y a eu plusieurs shut-downs sous les présidences Bush et Clinton.

Le shut-down que nous vivons actuellement et qui a commencé hier 1er octobre, est la réponse républicaine  à l’implantation  du système social de santé,  Affordable Care Act, loi de 2010.  pour lequel la droite demande une prolongation d’un an supplémentaire.

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L’autre question, c’est : combien de temps durera celui-ci, et qui est le plus touché ?

Pour le moment, seuls les monuments, parcs et recréation  sont totalement fermés.

On nous parle aussi de plusieurs milliers d’ employés du gouvernement, qui seraient touchés, mais nous ne savons pas à quelle échelle. Souhaitons, pour eux, que les choses se remettent en place rapidement. Mais aucune idée de qui va céder, du Président ou de ses opposants ; ni quand.

Bizarre logique :  les membres du Congress, qui ont voté le shut-down continuent, eux, de toucher leur salaire.

Une recette ultra facile

la photo pour vous montrer l'aspect en fin de cuisson - les légumes sont différents, mais pourquoi pas ?

la photo pour vous montrer l’aspect en fin de cuisson – les légumes sont différents, mais pourquoi pas ?

Si vous aimez le saumon, voici une recette impossible à rater 

Il vous faut

1 four  électrique ou gaz, classique

1 plat a four  en métal de préférence, bords 1 inche (2,5 cm) env.

1 rouleau de papier d’au

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1 filet de saumon

1 pied de poireaux, gros

1 citron

2 cuil de beurre, doux ou salé, votre choix

sel, poivre

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>Hier soir, j’ai fait un petit filet de saumon de cette f acon :

Tu beurres légèrement un plat allant au four, et tu allumes le four à 350 F.

Après avoir pelé le filet de saumon, tu le places dans le plat.

D’autre part, tu auras peluché un beau pied de poireaux, en ne gardant que le blanc et le jaune clair , le plus tendre. Tu auras aussi effilé le poireau en « petit légume », finement ( coupé dans le sens de la longueur, tu as ainsi des fines baguettes de poireau, tu vois ? ).

Aussi, tu auras pelé à vif un citron, et gardé uniquement la pulpe et le jus dans un petit bol.

Tu as ton filet de saumon dans le plat, et là, tu poses dessus le poireau en petits légumes de façon que le poisson en soit tout recouvert. Et tu finis en posant la pulpe de citron, plus de jus ; il en faut bien 2 petites cuillerées à soupe.

J’ai rajouté la valeur d’une cuillerée de beurre par dessus mais on peut s’en passer – mais c’est moins bon !

Tu recouvres le tout avec un papier d’alu solidement et hermétiquement refermé partout autour du plat. C’est le système de la cuisson « en papillote » modernisé.

Tu mets au four pour 15 minutes ou 20 mais pas plus, sinon le filet durcirait. Il est cuit lorsque l’intérieur est d’une belle couleur rose clair uniforme, tu le vois en insérant la pointe du couteau au milieu du filet..

Accompagnement de riz au blanc ou pommes de terres dites « nouvelles », cuites dans leur peau si naturelles.

On s’est régalé et il en reste pour déjeuner, froid, en salade.

Penser Halloween

chroniques halloween 2013 1

Je ne vous en parlerai pas beaucoup, mais enfin, je suis là pour les Chroniques, et si je n’en parle pas, de quoi j’aurais l’air, je te le demande ?

Aussi, hop, je fonce dans Halloween,  et cette année, tu n’y couperas pas : je décore l’oustal  avec citrouilles et cannes de mais, et  peut être même un fantôme-un-vrai si on m’agace trop.

Les citrouilles sont à 6 $  l’une,  j’ai bien pensé, par soucis d’économie, en acheter une ou deux en plastique qui referaient surface tous les prochains 31 octobre, mais ma génétique française prend le dessus, tant pis, on la jettera le 2 octobre, mais je la prend en vrai de vrai. Une énorme., ou trois moyennes, ou 6 petites, une sur chaque marche ?  je ne sais pas encore.

A ne pas faire : se précipiter pour l’acheter et décorer l’entrée de devant  avant le 15 octobre : tu risques de te retrouver avec des citrouilles pourries avant Halloween, ton entrée pleine de pourriture de citrouille – merci bien ! – et des graines  partout sur la pelouse – et si l’an prochain tu as un été humide, tu pourras te faire un peu d’argent de poche en vendant des cucurbitacées à ton tour. TU t’y vois ? attends ! Même, en poussant un peu, tu pourras aussi te faire ( un peu plus ) d’argent de poche en faisant des tartes au potiron pour Thanksgiving. Oui, la pulpe de citrouille se congèle. Cuite.

Donc, Halloween = décorations, because si tu ne décores pas, ils ne viennent pas chez toi, les enfants décorés déguisés ; et toi tu restes avec trois énormes sacs de bonbons sur l’étagère, dont tu ne sauras quoi faire et c’est pas le moment de les grignoter alors que, souviens-toi, ma Lise, tu as commencé un régime strict afin de perdre 5 kilos minimum en vue de l’été prochain et Krystal.

chroniques ghalloween 2013 2

Donc, on va décorer, j’ai même vu des guirlandes à accrocher dehors avec de bruits de chaines, des chats en peluche qui miaulent si nistrement qu’on en a la chair de poule, et des mobiles à accrocher dans les arbres avec des corbeaux si noirs qu’on les croirait authentiques.

Ça se voit que j’aime les fêtes de l’hiver ici ?

Les anacardiers

anacardien en pied septembre 2013

anacardier en pied septembre 2013

Merci Virginie, grâce à toi je connais enfin le nom français de l’arbre aux noix dont se régalent nos écureuils – celles qu’ils  planquent dans notre pelouse qui est ainsi trouée de part en part au grand désespoir de John. Mais les écureuils sont beaux, gracieux, pas méchants : on peut bien accepter quelques petits inconvénients pour garder le plaisir d’avoir ces jolies petites bêtes autour de nous à l’année longue.

Pouvez-vous voir les noix ?

Pouvez-vous voir les noix ?

Voici donc les photos promises : attention, je ne suis pas bonne photographe et mon appareil est nul. J’espère que vous pourrez avoir une idée.  L’anacardier est sur le bord du parking de ma banque.

Gouttes de temps

Qu’allons-nous faire en ce dimanche ?

D’autant plus qu’il va faire beau ( méga-beau, dirait ma petite-fille, je l’adore !) Donc, oui, méga-beau  après les vents océaniques qui ont dispersé hier sur ma pelouse le contenu d’un sac mal ficelé plein de vieux papiers ! bon exercice d’assouplissement, madame .

Et puis ? et puis, je sais pas : promenade ? Visite du vieux village Shaker, deux heures de route ? Se risquer jusqu’à l’expo des maisons neuves ? Fouinage chez les bouquinistes réunis,  j’y trouve parfois des livres en français pour 1 $, et je dévaste la place  ? Ou rien : rester tranquille dans le jardin,  faire la causette avec Beth, rire aux histoires de mon petit voisin Jeremy, 8 ans ? Regarder l’écureuil hardi creuser des trous dans le jardin pour y enfouir prestement ses noix de cajou ? Tailler un peu les  arbustes, entre deux chapitres de ce livre redécouvert, de Benoîte Groult (1) ?

Prendre le temps comme il vient et l »envie dans le sens  qu’elle veut. Ecrire n’est pas prévu au programme du dimanche, écrire demande du temps, du calme, et les portes fermées sur le monde tel qu’il est.

Je vous souhaite à tous un excellent dimanche,  de ceux dont on se demande, arrivés à l’heure du sommeil, ce qu’on a  bien pu faire pour se sentir si heureusement fatigués. Et la réponse est « rien » : une journée gratuite, sans rien devoir à soi ni à personne.

Le temps nous vient au compte-goutte, seconde après seconde, régulièrement : y penser  et n’en laisser échapper aucune.

lmg

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(1) La touche étoile, de Benoîte Groult, 2006

Encadrer des tableaux

chantier

chantier

Abandonnés dans le grenier, encore dans leurs cartons spéciaux datant du déménagement de 2002 France New-York, il y avait  une vingtaine de toiles, celles que j’avais « croutées »  en mon temps Courchevellois, et celles de mon père – qui valent en qualité mille fois plus que les miennes. Monsieur Chron décide la semaine dernière que c’est le moment de les mettre aux murs, car murs nous avons un peu partout, clairs et trop nus pour son gout.

Nous voici partis en chasse to « just have an idea » combien ca peut couter un encadrement de tableau de, disons 42 x 50 – et je vous le donne en centimètres.

Réponse souriante de la jeune vendeuse :  » Between 200 to 300, each ».

Dollars. Chacun. Et moi su’l cul, ma brave dame. Quoi ? Koa ? ( j’en croassais, et en Français )  » mais tu te rends compte qu’il y en a au moins vingt ?

Monsieur Chron pratique me dit que nous n’avons pas besoin de les faire encadrer toutes. Que si nous choisissons les meilleures ( de mon père ) ca ne fera qu’environ mille, deux mille a l’extrême rigueur. CA VA PAS LA TETE ? Avec peut-être une troisième 14-18 ou 39-45 qui nous pend au nez ?  C’est pas le moment de s’amuser à gaspiller de l’argent. Cogitons.

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Le lendemain, on a pris le taureau par les cornes, on est allé à Home Depot – oui, je les hais, mais ils sont incontournables.  Nous avons acheté des baguettes de décoration en chêne,  une boite à onglets, ($17)  de la colle ($5), des cornières, et  VOILA !

Cout = environ 23 dollars par encadrement.

 

11 septembre 2013 : non à l’oubli

Douze ans après, il est de bon ton de ne plus en parler. D’éviter le sujet. Et même si un hurluberlu parle encore ce matin de brûler 2998 livres sous prétextes qu’ils sont sacrés pour une religion opposée, cela ne fait plus, 12 ans après, la Une de tous les journaux. A peine en parle-t-on en France, et pour s’en moquer. La nostalgie du sang n’est plus ce qu’elle était.

C’est qu’il en ait passé, de l’eau sous les ponts, depuis 2001. Le 911, c’est fini, ou presque. On va dorénavant tout faire pour oublier, comme on a fait pendant douze ans pour garder vif en nous le souvenir.

Nous humains sommes ainsi faits qu’il suffit que quelqu’un, dont la voix porte pour haut que celle des autres, nous dise :  » Oubliez !  » pour que soudain les drapeaux s’abaissent, les souvenirs s’estompent, les horreurs s’éteignent, les clameurs  se taisent.  Pourtant, douze ans plus tard, ils restent toujours  irremplaçables, ces trois mille morts pour rien. Ces trois mille vies détruites, ces trois mille disparus en cendre dans un monstrueux écroulement de béton et d’acier. Et ces centaines de milliers d’autres, dont on ne parle jamais, qui en portent encore les traces en eux, dans leurs corps, dans leurs vies,  dans leur âmes. Vous voulez qu’on les oublie ? Mais ce serait un crime !

Onze septembre deux mille treize, début d’automne, douceur de ce matin, menace précise d’une troisième guerre mondiale. Non, Monsieur le Président, oublier n’est pas la solution.

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Les grands titres, en National, du New York Times aujourd’hui mercredi 11 sept 2013 :

NATIONAL

RIEN, absolument RIEN sur le 911. Trump, Eisenhower, la marijuana, le gouverneur du Michigan… tout sauf ce qui est important : le souvenir et les leçons que nous devons tirer du passé.

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lmg

Percutant

J’en parle aujourd’hui car l’entreprise de Céline, Héloïse, Manon, Christine, Charles, Damien, Paul et les autres me poursuit depuis que j’ai été invitée sur leur blog, intitulé L’ALCOOL DES AUTRES.

Des blogs sur l’alcool et l’alcoolisme, il y en a des centaines. Celui-ci ne traite pas de l’alcoolisme per se, mais des dégâts de l’alcoolisme DES AUTRES sur celui ou celle qui n’est pas touché par cette « maladie » ( c’est ainsi que l’on nomme pudiquement l’addiction à l’alcool dans le cercle de la psy-nationale). Disons-le autrement : Alcool des Autres raconte, à travers de courtes histoire toutes vécues, ce que l’alcool de X a eu comme impact sur Y et Z en passant par A, B, C  et des milliers d’autres, tous sobres et innocents.

Céline, fille, femme et mère d’alcooliques décide un jour d’écrire pour se sauver. Elle se cache sous des pseudos, elle tourne autour des sujets quelconques avant de se décider à lancer les seuls mots qui l’aideront à sortir de son malheur. Jusqu’au jour où …

Mais je n’en dirai pas plus. Il faut lire ce blog, y participer, le faire connaitre. Sauf si pour vous l’alcoolisme est une maladie qui ne vous touche pas, je veux dire : pas encore. Car attention : l’alcoolisme touche tout le monde, un jour ou l’autre. Pensez-y.

http://alcooldesautres.wordpress.com/

J’ai failli oublier : si vous avez des histoires, expérience vécue, émotions,  textes, souvenirs, quoique ce soit que vous voudriez une fois pour toute mettre en mot et lancer aux quatre vents du Net, n’hésitez pas : mettez-le en commentaire, sous pseudo – avec votre vrai adresse email qui ne sera connue que de Sept2000, le metteur en page. C’est aussi lui qui  éditera vos mots sur le blog – en signant avec le prénom que vous aurez choisi en pseudo.

Moi ? je n’ai pas encore écrit, mais je cogite. Et oui, bon, je signerai Lise, vous saurez me reconnaître, je crois ? 🙂

 

How many roads ?

How many roads must a man walk down before you call him a man ? *

ton pas s’allonge dans la poussière sous le soleil. Dans les ornières ton pas s’allonge, tu suis la route et sans savoir. Tu marcheras jour après jour, sous le soleil dans la poussière, et recommence au chant du soir. Dans la poussière sous le soleil, la route est longue, combien de route marcheras-tu sans bien savoir  la pluie le vent. Sous le soleil et parfois rire, souvent pleurant, sur cette route. Marche sans cesse et suis la route comme les autres. Ne compte pas. Suivre la route, marcher dans l’ombre ou au soleil. Marche la soif, marche la faim, tu marches encore, sans t’arrêter. Un pas un autre la route est longue, n’arrête pas.

Combien de routes, combien de pas, combien de soleils, combien de poussières, combien de pierres sous tes souliers ?

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28 aout 2013

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Bob Dylan :  Blowin’ in the wind