Déménager, c’est surtout …

… vider des placards, remplir des cartons, et, ailleurs, vider les-dits cartons pour remplir d’autres placards et étagères. De la folie douce, si vous voulez mon opinion.

Living

 bureau

mais encore toute la bibliotheque de l’entrée à vider, arghhhhh

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Heureusement, il y a aussi les surprises : par exemple, retrouver, alors qu’on l’avait cru perdu à jamais, un livre qui fût offert à la Chron à l’occasion d’un hiver particulièrement froid : Peg Meyer, alors journaliste-reporter photographe au Minneapolis Tribune, a reuni dans ce livre album les lettres  envoyées par les pionniers de la seconde partie du dix-neuvième siècle à leurs amis et parentée d’Europe, avec des conseils sur ce qu’ils et elles devraient amener avec eux si d’aventure l’envie leur prenait de faire la traversée de l’Atlantique pour venir s’installer dans cet état du Minnesota, qui, comme chacun sait ou non, est le seul des 50 américains à avoir pour motto  trois mots français  » L’Etoile du Nord »

Le second état à avoir également la renommée d’être  le plus froid après l’Alaska. D’où le titre du livre de  Peg Meyer  : Bring Warm Clothes

Comment arrivaient-ils à s’installer dans cette partie encore très sauvage, eux, leurs favoris, leurs chapeaux, et leurs crinolines ?

Comment, surtout, ont-ils pu survivre avec ces températures si rudes, froids intenses, chaleurs accablantes, tornades, neige… ? Ils étaient pour la plupart des Scandinaves habitués aux longs hivers.

Déménagement, suite.

Aujourd’hui et demain, c’est l’emballage des choses fragiles, auxquelles on tient le plus. Par exemple, l’emballage du Bernardaud « Coquilles »,  1952, un « heirloom » de famille complet, 18 couverts, et qui m’a suivi partout autour du monde. Rouleaux bulles et papier  matelassé de rigueur. Un conseil :  scotcher les cartons triple pour la vaisselle fine et les verres de prix. Mettre dans les cartons, au fond, une pile de 12 assiettes, et par dessus, bien enveloppés et bien calés, les grosses soupières et les plats  a légumes pansus. Finir avec verres ou assiettes ou tasses , les plus légers possibles.

Pour le Bernardaud, je compte  6 cartons en tout. J’en suis aux deux derniers.

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Ouf, le grand buffet est presque vide maintenant !

le haut (qui veut un petit remontant ? )

le bas

Maison blanche 16, 17 et 18 février

Maison blanche, jour 2, jeudi 16

 Le lendemain, jeudi 16,  c’est l’approche de la maison seul-à-seule, on se flaire, on en est aux précautionneux préliminaires, on marche sur des œufs après l’aventure des alarmes. On en retrouve d’autres, d’ailleurs, alarmes,  mais à motion, celles-ci, et reliées à l‘éclairage et arrosage automatique du jardin. Ce qui signifie que si d‘aventure quelqu’un entreprenait de passer en courant au travers de notre pelouse pour couper court, le cataclysme du jour précédent se déclencherait avec, en plus, éclairage incorporé et arrosage, quelque chose comme les grandes eaux de Versailles un jour d’anniversaire du Roi Soleil. Croyez moi, c‘est hallucinant !

 Nombreux aller-retour de la Bleue à la Blanche, la relativement petite Rondo pleine de cartons, ceux faits en janvier, si vous avez lu ces chroniques le mois précédent.  Petits, lourds mais faciles à transporter, et remplis de choses incassables pour le moment. Huit crates (grande boites a couvercle) de plastique transparent avec le linge de maison. Plus 4 autres qui ne serviront, ceux-là, qu’à vider les placards de la cuisine bleue pour remplir ceux de la cuisine blanche. A débarrasser illico et reprendre vides, donc à chaque voyage. Ca marche quand on ne déménage qu’à petite distance.

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 Jour 3, vendredi 17

 Jour du lessivage de la moquette bois de rose. Billy arrive avec ses instruments à 10 heures. La Chron et Monsieur coincés dans la cuisine : la Chron mesure et relève le plan en détail, Monsieur continue de faire quelques aller-retour de la blanche à la bleue avec des cartons, des chaises, des bouteilles d’eau, des sandwiches, des fruits, une série de casserole – qui repartira en sens inverse, non, mais je vais faire la cuisine dans QUOI, moi sinon ??

 Profitons aussi de l’occasion pour contacter les différents corps de métier qui doivent faire les devis : plombier, électricien, charpentier.

 Electricien : rendez-vous est pris pour samedi 18/02 à 17 : 30.

Plombier, lundi. 20/02

Charpentier, jeudi. 23/02

 Quatre heures plus tard, le sol de la blanche est propre, rose pimpant, moquette remise à neuf, mais comment font-ils ? Ça vaut bien les 200 dollars de facture pour 80 m2 de nettoyage.

Laisser sécher toute la nuit, aspirer le lendemain avant de revenir au trafic courant.

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 Jour 4, samedi 18 février

 Vidage total des placards de la cuisine. On découvre les quelques cent bocaux vides que la Chron cache un peu partout “en cas de guerre” et on palabre longtemps pour savoir si on va les garder ( ça peut toujours servir, mais à quoi, on se le demande ) ou bien si on les jette. Une distribution gratuite est également envisagée.

Aspiration de la moquette rose, pose des tapis de protection, et autres allées et venues avec toutes sortes de choses, dont un grand sac plein de vieux draps dits “de travaux”. Version Monsieur Chron équivalente des bocaux de Madame.

L’électricien arrive, ponctuel. Une heure plus tard, devis en main, accord signé, les petits travaux électriques seront fait dans 4 jours : pas grand-chose, il faut tirer deux lignes de force, l’une pour la cuisinière, l’autre pour le séchoir à linge. Plus une autre ligne, non force, pour le lave-linge.

Ca commence à prendre tournure.

 Sur le chemin du retour à la maison bleue, immense fatigue soudaine. Arrêt à la rôtisserie de Price Chopper, achat d’un poulet cuit, deux endives,  et une glace au chocolat. On mangera plus diététique quand on aura le temps.